• La Ferté-Villeneuil, Au fil de l'Aigre

    La Ferté-Villeneuil
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Lavoir sur lAigreLa Ferté-Villeneuil est un village situé au sud de Châteaudun sur la route de Blois. Il est installé dans la vallée de l'Aigre et sur le coteau qui domine la rive droite.

La Ferté-Villeneuil est un village situé au sud de Châteaudun sur la route de Blois. Il est installé dans la vallée de l'Aigre et sur le coteau qui domine la rive droite.
Dans une charte de l'abbaye de Marmoutier datée des années 1051-1060 sous le nom de Villanolio.
En 1069, on trouve Villenollicum dans une charte du Prieuré de Saint-Martin de Chamars. Un siècle plus tard, dans une charte de l'abbaye de Pontlevoy datée de 1180 le nom de Firmitate Villenolii apparaît ( nécrologie du chapitre de Chartres), Feritas-de-Villeunel en 1228 (charte de l’abbaye de Saint-Avit-près-Châteaudun. En 1300, nous trouvons Feritas-Villenoli (polyptique du chapitre de Notre-Dame de Chartres). En 1396, La Ferté-de-Villenueil (registre des fiefs), puis Feritas-Villensis en 1626 (pouillé). La Ferté-Villeneuve 1635 (registre de l’état civil de la Ferté-Villeneuil).
Autrefois châtellenie et petite ville close de murailles, défendue par un château fort dès le XIIe siècle. Au XIe siècle le village de de Villanolium a pour seigneurs des « Robert » vassaux du comte de Blois. C'est probablement par décision de ces seigneurs, qu'il est entouré de remparts et doté d'un château sur motte. Les Anglais et les Bourguignons en ont commencé la ruine sous Charles IX ; les calvinistes ne l'épargnèrent pas non plus dans le XVIe siècle, et dans les années 1645 ou 1646, les Anglais lui portèrent le dernier coup. Depuis ce temps les troupes de passage se jouèrent de ses débris, et les bois des maisons abandonnées servirent à leur cuisine dans les haltes. Il y avait alors, outre la château et la chambre du sel, près de 300 maisons de

Le ruisseau aux juifs

particuliers, et deux paroisses, Saint-Martin et Saint-Pierre : Sanctus Martinus de Feritate, Sanctus Petrus de Feritate. Au Moyen-Age, la première, qui a été conservée comme église

paroissiale, s'appelait le fort Saint-Martin, nom sous lequel on la désigne encore aujourd'hui ; les murailles étaient couronnées de créneaux et percées de meurtrières. Vers le milieu du XVIIIe on a trouvé beaucoup de boulets au pied de ses murs et dans les environs. Près du sanctuaire existe une fontaine qui se trouvait alors dans la sacristie.
Lorsqu'on la fit nettoyer vers 1726, on en tira des boulets, des sabres, des épées et d'autres armes. L'église Saint-Pierre, qui avait deux ailes, est détruite depuis longtemps ; il n'en restait plus

que le cœur en 1766. il y avait encore la chapelle Saint-Denis affectée au service de l'Hôtel-Dieu. Un arrêt du 1& mai 1697 y réunit les biens et revenus de celui de Romilly et des maladreries de Saint-Laurent près La Ferté, et de Saint-Michel de Cloyes. Les habitants de La Ferté, de Charré et de Romilly avaient part aux distributions que leur faisaient les sœurs qui desservaient cet hospice.
La Ferté possédait aussi un marché qui avait sa mesure particulière, dont le muid valait 13 setiers de Châteaudun. Le moulin de la Ferté appartenait, en 1240, à Jean de Lèves, de la même famille que Geoffroy, évêque de Chartres.
Autrefois le village Haut (127 m) et le village bas (106 m) étaient séparés par une bande verdoyante de vergers et de jardins, dépourvue de constructions ; depuis une quarantaine d'années des maisons ont grignoté cet espace et apporté un trait d'union entre les deux parties.

 

Les Hameaux et Lieu-dits :

La Fontaine-St-Georges, portait anciennement le nom de village.

La Maison-Rouge, fermes mentionné en 1525.

Mothereau, ferme.

Le Moulin-Dauveau, moulin à eau détruit, mentionné en 1228.

Le Moulin-Fromont, moulin à eau détruit.

Le Moulin-Girault, petite ferme, nom d'un moulin détruit.

Le Petit-Moulin-Rouge.

 

Quelques photos de La Ferté-Villeneuil

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