ancien châteauLa seigneurie de la paroisse était attachée à la « mairie » du lieu (rencontré dans de nombreux actes, où il est fait mention de la Mérie, écrite encore Meyrie, ou Mairerie de Chatillon).


On sait que les maires, aux XIIe et XIIIe siècles, étaient des officiers ruraux chargés de gérer des juridictions administratives relevant des couvents ou chapitres et établies sur les terres appartenant aux églises. Les maires devinrent héréditaires comme les seigneurs l'étaient devenus. « Ils cumulaient tout à la fois les fonctions de juges de paix, de commissaires de police, d'intendants de gardes-champêtres et de collecteurs d'impôts ».
Le fief de la « Mairie » de Châtillon relevait du comté de Dunois à foi et hommage.
Geoffroy Le Vavasseur, chevalier, seigneur de la « Mairie » de Châtillon en 1500, descendait des plus anciennes familles dunoises qui devaient, pour la plupart, leur fortune aux services rendus à la maison comtale. Son père, Thomas Le Vavasseur, exerçait la charge « d'écuyer de cuisine du duc d'Orléans », dès 1447. Pas sa mère, Marie Bigot, Geoffroy se rattachait aux Le Cirier, mais surtout, en ligne collatérale, à la famille Estrivard, dont un membre figure dans une charte de l'abbaye de la Madeleine, l'an 1149, et qui selon Lucien Merlet, « joua le rôle le plus considérable, pendant plus de trois siècles, parmi les bourgeois de Châteaudun ».
Le 12 mai 1482, Geoffroy Le Vavasseur épousa Marie de Théligny, fille de Guillaume de Théligny, écuyer, maitre d'hôtel du comte de Dunois, seigneur de Lierville (à Verdes, Loir-et-Cher), et de la Touche-Hersant (à Lanneray), et de Marie de Cantiers.
Il reçut de sa cousine germaine, Denise Estrivard, dernière du nom, veuve sans enfant survivant de Jehan du Fresne, tous les grands biens des Estrivard que ladite Denise avait réunis entre ses mains par le jeu des successions : Eguilly (à Saint-Avit), le grand-Boismouchet (à Châtillon), le fief de Loisville, autreement dit « Lestrivarde », à Fontaine-Raoul (Loir-et-Cher), etc.
Geoffroy Le Vavasseur mourut le 23 mars 1504, vigile de Pâques ; il fut inhumé dans le sanctuaire de l'abbaye de la Madeleine de Châteaudun. Sa veuve, Marie de Théligny, lui survécut encore de nombreuses années ; le 20 mai 1509, on la voit acquérir la terre de Boutonvilliers, à Dangeau, sur Oudin Pelard, seigneur de Meslay et Bourgoing, à Lanneray.
En 1513, elle passait marché avec Evroult de Gaillon, peintre verrier, pour la confection d'une verrière à l'église de la Madeleine. Enfin le 24 octobre 1542, Marie de Théligny, sans doute octogénaire, toujours qualifiée « dame d'Eguilly et de la Mairie de Châtillon », donnait procuration pour régir ses biens à Me Jehan Legendre, prêtre à Châtillon.

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