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Le Canton
A son origine, Montigny était une petite ville close fortifiée avec un château dominant le Loir. Commune d'une superficie de 894 hectares. Ancienne châtellenie (Montiniacum Castrum, charte du XIe siècle). Jusqu'à cette époque, elle ne porta que le nom de Montigny. Le fils du seigneur Rahevius(fin du Xe siècle) laissa sa riche succession à un Gannelon, d'où son surnom. Celui-ci lui vient de « Gannelon, abbé fieffé de Saint-Avit-les-Châteaudun et trésorier de Saint-Martin de Tours qui vivait en 1044 « Montiniacum Ganelonis ». Cette ville ayant été détruite par les Anglais, Jean de Montigny la fit rebâtir en 1198. Au XIIIe siècle il y avait deux paroisses, Saint-Gilles et Saint-Sauveur, qui ont été réunies : « S. Salvator de Montigniaco, S. Egidius de Montigniaco ». Mentionné sous le nom de Montigneium en 1130, Montigniacum en 1140, Muntigneium en 1142, Montinneium en 1145, Montiniacum en 1160, Montinniacum en 1212, Montineium en 1251, Montigniacum-juxta-Cloyam en 1300, Montigny-le-Ganneron en 1484, Montinhiacum en 1208, Mongigniacum-Ganelonis en 1407, Montigny-le-Galnon en 1665, Montigny-en-Dunnoys en 1666, Montigny-le-Ganellon en 1688. En 1409, on trouve trace d'une vente du domaine de Montigny à Guyot de Renty pour 6000 livres. Montigny était alors dans un état de dégradation important : murs et tours abattus, château démoli, mis en ruine et brûlé pour éviter que les Anglais ne s'en emparent. En 1495 son successeur, Jacques de Renty, fit réparer les murs de la ville. Les entrées et les sorties se faisaient par cinq portes : portes d'Abbas, Roland, Saint Gilles, Poterne et Chartraine. Seule subsiste aujourd'hui la Porte Roland datant du IXe siècle et restaurée au XIIe et XXe siècle. A droite de cette porte, on remarque une solide construction en pierre de taille datant de la fin du XIIe siècle et servant à l'époque de poste des gardes. On observe néanmoins ça et là, quelques vestiges des fortifications près de la Porte Saint-Gilles ou de la Porte d'Abbas. Un superbe escalier en pierre d'une centaine de marches a été restauré en 2008. Le village est également réputé pour ses habitations troglodytiques. Au cours des siècles l'homme a extrait le calcaire qui a fait la renommée du village, tant pour les pierres de taille que pour la qualité de sa chaux. En 1604, la majorité des fours à chaux de la région étaient à Montigny. En 1747, est né Pierre Louis François Silly. Engagé sous la monarchie en 1765, il devint Général de Brigade sous la Révolution et perdit une jambe à la campagne d'Egypte. Il décéda à Cloyes en 1809. Une grande partie du vignoble était alors plantée en Gondouins, nom qui lui fut donné parce que la première tige plantée avait été prise sur une treille vigoureuse appartenant à René Gondouin, beau-frère du père du peintre Pierre Prévost. Jean Prévost, maire de 1831 à 1843, dans une notice historique, fit remarquer l'augmentation des surfaces de vignobles dans la commune. Si celles-ci se cantonnaient au Rempart avant la Révolution, elles se prolongèrent jusqu'à Saint-Hilaire en occupant tout le coteau 50 ans plus tard.
L' Abyme, lieu-dit de Montigny-le-Gannelon.
Bel-Air, lieu-dit de Montigny-le-Gannelon. Mentionné sous le nom de Bellus-Visus en 1258.
Le Crot, lieu-dit de Montigny-le-Gannelon.
Le Bois-Gasnier, lieu-dit de Montigny-le-Gannelon. Avant 1586, ce lieu-dit était divisé en deux parties : le Petit et le Grand-Bois-Gasnier.
Le Fournil, lieu-dit de Montigny-le-Gannelon. Nom d'un bois près de ce lieu. Ancien fief et château qui possédait une chapelle mentionné en 1365, ayant appartenu a Honoré Caillé, généalogiste et à Jacques Costé. Une châtelaine, la marquise de Monceaux d'Auxy de la Bruyère, ardente Janséniste y vécu. Mentioné sous le nom Le Fournil ou la Bretache en 1521.
Les Giberderies, lieu-dit de Montigny-le-Gannelon.
Le Plessis, ferme sur la commune de Montigny-le-Gannelon. Mentionné sous le nom de Plaxicium en 1184, la métairie du Plessey en 1586.
La Proutière, ferme, appelée la métairie de la Poustière dans un aveu de 1580. Mentionné sous le nom de La Proustière en 1200, La Poustière en 1586.
Le Rempart, lieu-dit de Montigny-le-Gannelon.
L'église
Jusqu'en l'an 1300, il existe deux paroisses à Montigny : la paroisse Saint Gilles à l'intérieur des fortifications et la paroisse Saint Sauveur à l'extérieur. Monseigneur l'évêque de Chartres, en raison de l'exiguïté du revenu des deux paroisses, les réunit en une seule, par une charte de 1300. L'église Saint-Gilles étant détruite quelques temps après, la paroisse restante prit le nom de Saint Sauveur-Saint Michel.
L'église Saint Sauveur-Saint Gilles, fut reconstruite au XVIe siècle sur les fondations d'une église romane. Son originalité vient de son clocher avec un toit en bâtière, de son caquetoire et de sa voûte lambrissée. Elle renferme deux curiosités : - La relique de Saint Gilles, patron de la paroisse qui guéris sait les maladies nerveuses. - Le reliquaire de Sainte Félicité placé sous l'autel. C'est le pape Léon XII qui donna au prince de Montmorency-Laval, ambassadeur de Rome, les ossements de la Sainte. Un chapiteau en charpente et un escalier extérieur confèrent beaucoup de charme à cette église de plan rectangulaire. Cette église a été restaurée au début du XIXe siècle, époque à laquelle une chapelle fut aménagée au-dessus de l'ancienne sacristie pour les propriétaires du château. Une voûte plâtrée a alors remplacé le lambris, mais les entraits et poinçons de la charpente sont restés apparents.
Le Pèlerinage de Sainte Félicité
On doit au Prince Duc de Montmorency-Laval, ambassadeur à Rome, un reliquaire qui lui fut accordé par le pape Léon XII. Il contient quelques ossements de Sainte Félicité (martyre qui vivait à Rome au IIe siècle et- mise à mort à Carthage en l'an 203 sous le règne de Septime Sévère). Inhumée dans les catacombes, son tombeau retrouvé lors de fouilles, était fermé par une pierre blanche gravée de l'inscription « Felicitas in pace », d'un cœur enflammé et d'une branche de palmier, symboles du martyr.
Ces précieux restes, propriété de la famille de Lévis-Mirepoix, furent solennellement déposés en l'église de Montigny le 25 juin 1838, en présence de l'évêque de Chartres, Monseigneur Clausel de Montels. Les ossements s acrés sont conservés, incrustés dans un corps de cire représentant une dame romaine de distinction. Les cheveux sont ceux de Félicité de Levis Mirepoix, petite fille d'Adrien de Montmorency-Laval, décédée peu avant la fermeture de la chasse. L'inscription « Félicitas in pace » retrouvée près du corps de la martyre a été retranscrite à l'intérieur de la châsse. Il démarra en 1838 et avait lieu le dimanche avant la Saint Jean (24 juin) jusqu'aux années 1970. La châsse était alors portée à dos d'hommes dans les rues du village. Certaines années, près de 1000 pèlerins venaient prier et demander divers types de guérison : les maladies des enfants (la peur, les maux de dents) mais aussi les maladies des femmes (le flux de sang, le sang à la tête, les nerfs). La châsse est sortie de l'église, en procession, vers 15 heures 30. Elle est portée par huit hommes : quatre jeunes d'un côté, quatre plus âgés de l'autre. Porter la chasse est considéré comme un honneur. Le garde-champêtre fait toujours parti des porteurs.
Le cortège se forme à la sortie de l'église avec la musique des « Enfants du Loir », la châsse, les représentants du clergé en habit de cérémonie et, enfin, les pèlerins. La procession s'engage dans la rue du village. Elle fait le tour de l'église par la droite, en s'arrêtant devant les grilles du château de Montigny. C'est là qu'un prêtre fait un sermon, exhortant les pèlerins à l'humilité, au travail et à l'amour du prochain. Le cortège revient ensuite à l'église pour y déposer la châsse, puis les pèlerins sont invités à écouter de la musique dans le parc du château qui ouvre exceptionnellement ses portes le jour de Ste Félicité. Sous le porche de l'église, des femmes âgées vendent des cierges, des médailles frappées à l'effigie de la sainte et des imprimés (prières à Ste Félicité et aussi à St Gilles). Des pèlerins descendaient jusqu'à la fontaine Sainte Félicité pour y puiser de l'eau et pour ses vertus. Cette fontaine, au bord du Loir, alimente un lavoir.
La Légende de « La Dame de Montigny »
« Depuis près de deux ans, le seigneur châtelain de Montigny était parti pour de lointains pays où la guerre avait porté ses ravages ; il avait laissé dans son château son épouse et quelques serviteurs. « La châtelaine était loin de ressembler à son époux. Celui-ci était très affable et rempli de bonnes qualités ; celle-là, au contraire, était dure et hautaine : aussi ses vassaux la craignaient-ils ; car ils avaient à souffrir de son mauvais caractère, lorsque le châtelain partait pour quelque voyage. Le retour de leur seigneur était, en revanche, toujours attendu avec impatience et son arrivée était fêtée avec une grande joie de la part de ces pauvres gens.
« De jour en jour on attendait le bon châtelain et des mois entiers s'écoulaient sans nouvelles aucunes. Ce fut dans ces mêmes temps que la dame châtelaine rencontra un soir une mendiante accompagnée de ses sept petits enfants qui semblaient avoir tous le même âge. La pauvre femme s'approche d'elle, lui demandant quelque aumône pour le soutien de sa famille, mais le dame la regarda dédaigneusement et se moquant honteusement s'elle à cause de ses sept enfants, la repoussa avec dureté. Devant cette attitude, la mendiante, qui n'était rien de moins qu'une sorcière, lui répondit : « Vous riez de moi, madame, mais pour votre punition vous aurez en une seule couche un nombre d'enfants plus élevé que celui qui se trouve en ce moment autour de moi. » Après ces paroles, elle disparut et la châtelaine se retira, riant beaucoup de ce que venait de lui dire la vieille mendiante ; mais l'histoire rapporte que' quelque temps après, la dame mit au monde neuf enfants qui naquirent le même jour. Elle devint furieuse et ordonna que l'on se mit à la recherche de la maudite sorcière ; puis, ayant fait venir une de ses femmes, elle lui dit : « Mon mari doit revenir bientôt, comme je redoute sa colère, enlève huit de ces marmailles et va les jeter dans les eaux du Loir. »
la servante renferma dans un sac les huit enfants désignés et elle se dirigeait, favorisée par la nuit, vers le Loir qui baigne la base des coteaux de Montigny, lorsque tout à coup elle entendit devant elle un grand nombre de cavaliers et d'hommes d'armes à pied. A leur tête, elle n'eût pas de peine à reconnaitre son seigneur et maitre ; celui-ci lui dit : Où vas-tu, à cette heure, ma mie ? » Elle lui répondit qu'elle allait noyer des petits chiens, mais son maître lui ayant demandé à les voir, elle fut forcée de tout avouer. « Le bon et brave châtelain fut tellement pénétré de douleur, en apprenant les faites de son épouse, qu'il entra, contre son ordinaire, dans un grand courroux et jura de la punir ; il fit élever secrètement les huit enfants dans le village de Montigny, puis un jour - les uns disent sept ans après leur naissance - il les fit venir au château, mit au milieu d'eux celui que la châtelaine avait adopté et, les ayant tous vêtus de même, il envoya chercher sa femme et lui dit : « Madame où est votre fils, montrez-le moi ? » elle ne le put, car ils étaient très ressemblants ; devenue confuse, elle se jeta aux pieds de son mari, mais il la repoussa et lui dit : « Quel supplice avez-vous mérité ? »
Celle-ci lui répondit qu'elle méritait être jetée par la haute fenêtre du château, enfermée dans un tonneau garni de lames de couteaux à l'intérieur. Le châtelain ayant donné ses ordres, la malheureuse roula, ainsi enfermée, jusque dans le Loir ; le courant l'entraîna bien loin de là. Un homme d'armes la suivait et criait au curieux : « Laissez passer la justice... » « Enfin, la malheureuse châtelaine étant arrivée vers le soir entre Saint-Claude et Saint-Jean, villages situés au-dessous des Bouches-d'Aigre, sur le Loir, elle se mit à crier merci. L'homme d'armes, qui devait la suivre jusqu'à Saint-Jean, pour la retirer morte ou vive, eut pitié de ses plaintes : il retira la cruelle machine et en fit sortir la pauvre victime dans un piteux état. Elle demanda des vêtements pour se couvrir, on lui apporta un manteau et, quand elle l'eut mis sur elle, elle s'écria : « Ah ! froid mantel ! » Ce fut ses dernières paroles. « C'est depuis cette époque que les villages de Saint-Claude et Saint-Jean portent le nom de Froidmentel.
Le Château
Le Château est une grande demeure privée ouverte au public, tous les jours, du 1er juin au 30 septembre de 10 heures à 12 heures et de 14 heures 30 à 18 heures. Fermé le samedi matin et le dimanche matin, sauf pour les groupes sur réservation. Le parc d'une superficie de 15 hectares clos est ouvert au public tous les jours du 1er juin au 30 septembre de 10 à 18 heures.
Vers 1040, Gannelon devient propriétaire de Montigny. Vers la fin du XII e siècle, le seigneur Jean de Montigny reconstruit le château. Vendu en 1391 à Charles, duc d'Orléans, Montigny est réuni au Comté de Dunois. Incendié et démoli, il sera remplacé sous le règne de Louis XII vers 1417. Celui que l'on admire aujourd'hui a été construit à plusieurs reprises, en 1495, à l'époque de la Renaissance, Jacques de Renty alors seigneur de Montigny, fit reconstruire le château à l'emplacement de l'ancien. De cette époque, il ne reste que la Tour des Dames, la Tour de l'Horloge, une construction polygonale, un donjon quadrangulaire ainsi que la façade Ouest. A la même époque, on trouve trace d'un certain capitaine Taupineau en poste dans le château de Montigny. En 1767, M. Thiroux de Villemesle, entra en possession du domaine de Montigny, il trouva le château et ses dépendances dans un état de délabrement qui nécessita de grandes réparations et des dépenses considérables. Il profita de sa propriété jusqu'à la Révolution. Le domaine passa en 1831 de M. de la Feronnays au Prince Duc de Montmorency-Laval ambassadeur de France qui fit en 1834, construire un pavillon supplémentaire attenant à la façade nord du château, pour y placer six grands portraits des rois dont il a été ambassadeur (Louis XVIII et Charles X)et ceux auprès desquels il a été accrédité (Georges IV d'Angleterre, François II Empereur d'Autriche, Guillaume IV d'Angleterre, Ferdinand VII d'Espagne) ainsi que deu x portraits des Papes Pie VII et Léon XII. En 1876, la façade Est a été construite pour donner une unité d'aspect au bâtiment qui domine la vallée du Loir, Clément Parent, élève de Viollet-le-Duc a été chargé de cet ouvrage par le Comte Sigismond de Lévis-Mirepoix. Le château de Montigny-le-Gannelon abrite une superbe collection de tableaux, notamment des portraits de rois de France. Vous visiterez les salons d'apparat du château donnant sur la vallée du Loir. Pierre Prévost (1764-1823), naît de parents cultivateurs d'une certaine aisance, mais pas suffisamment riches pour lui donner l'éducation qu'aurait exigée le goût qu'il manifestait pour les arts, l'inclination artistique de Prévost était tellement prononcé que son père se détermina à se sacrifier pour l'envoyer à Paris. C'est par hasard que le père de Pierre Prévost allant discuter avec M. Moreth, peignant à la gouache la Porte Rolland, présenta à celui-ci, la passion de son fils pour le dessin. Très intéressé par le talent du jeune homme, il devint son premier maître à Paris. Le second, qui fut M. Valencienne, considéré à cette époque comme le maître des paysages historiques, lui donna de sages conseils. Sa persévérance fut enfin récompensée et les ouvrages qu'il exposa au salon du Louvre commencèrent à le faire connaître avantageusement. Paraissant annoncer la même sagesse dans la composition, le même grandiose dans les lignes, la même noblesse dans le style que Poussin, il semblait destiné, sous le rapport de l'exécution, à maintenir en France le genre du paysage à la hauteur où l'avait élevé ce dernier. Néanmoins, malgré un talent incontestable, il n'aurait peut-être obtenu que le second rang parmi les peintres de paysage si l'invention du procédé des panoramas, dont il était le détenteur du brevet en France, n'était venue lui faire embrasser ce genre nouveau de peinture dans lequel il est demeuré sans rival et qu'il rendit célèbre en France. Le premier tableau qui le fit connaître fut celui de Paris, avant de perfectionner graduellement, dans l'exécution de dix-sept autres, son talent pour arriver à cette maturité au-delà de laquelle il est difficile d'imaginer quelque chose de supérieur. Parmi ces panoramas successifs, les plus remarquables sont ceux de Rome, de Naples, d'Amsterdam, de Boulogne, de Tilsitt, de Wagram, d'Anvers, de Londres, de Jérusalem et d'Athènes.
Toujours fidèle imitateur de la nature, il allait copier sur les lieux mêmes les sujets qu'il rendait ensuite avec perfection. Doué à un haut degré de la mémoire des yeux, il se contentait de prendre sur les lieux de simples croquis d'une grande exactitude linéaire. Tous les détails existaient seulement dans sa mémoire : souvent même, il les exécutait longtemps après les avoir dessinés. Peu de peintres ont su, avec autant que lui, rendre les différents aspects de la campagne, et reproduire sur la toile, avec une vérité aussi frappante, la nature dans tous ses détails et sous toutes ses formes. Jamais l'illusion n'avait été poussée plus loin. Un des talents de Prévost fut de choisir, pour l'aider dans ses travaux qu'il ne pouvait, en raison de leur étendue, exécuter seul, des artistes au mérite en harmonie avec le sien, tels que Bouton et Daguerre. Comme peintre de paysages, ses tableaux à l'huile prouvent que le travail des panoramas n'avait pas appesanti sa main ; ils sont peints avec une grande légèreté, et remarquables par le charme et la vérité du coloris : c'est surtout dans la gouache, qu'il a porté l'exécution au dernier degré de perfection. En 1817, il s'embarqua, dans l'intention de reproduire la vue des lieux les plus célèbres de la Grèce et de l'Asie, avec Forbin, dont il résulta deux panoramas de Jérusalem et d'Athènes. Prévost s'occupait de la peinture de celui de Constantinople, lorsqu'une fluxion de poitrine, qu'il avait contractée en peignant le panorama d'Athènes, l'enleva, à l'âge de cinquante neuf ans.
Matthieu Cochereau (1793-1817), connu sous le nom de Léon. Appelé à Paris en 1807, par son oncle Pierre Prévost, il aida celui-ci dans la confection de ses très grandes toiles. C'est lui qui peignit entre autres, l'église de Westminster sans le panorama de Londres. Mathieu a été l'un des élèves de David. Intimiste il développera les arrangements et la lumière. Il filtre, dans ses œuvres, le jour dans une matière agréablement vernissée. Avec des touches fines, il caresse les visages et les objets d'un ourlet de clarté. Son art est baigné de poésie familière, de vérité humaine, de recueillement et d'émotion. Il participe à un art nouveau pour l'époque. Le hasard lui donne l'essor : une pluie battante retenait Cochereau chez son maître et l'idée lui vint de peindre l'intérieur de l'atelier. Dans la soirée, l'esquisse est terminée. Encouragé par son oncle, le jeune élève met la dernière main à son tableau, admis bientôt à l'exposition. Cochereau était à Londres, la renommée vint à lui apprendre qu'il avait fait un chef-d'œuvre. Il exposa au salon de 1814, le fameux tableau « intérieur de l'atelier de David ». Mathieu Cochereau mourut prématurément de la dysenterie en face de Bizerte, au retour d'un voyage d'études en Grèce pour l'exécution des panoramas de Jérusalem et d'Athènes de Pierre Prévost. Il est inhumé dans l'ile de Cérigo, ile grecque de la Mer Egée entre la Péloponnèse et la Crète.
L'Ecole des filles, le Duc de Mirepoix gratifia la commune d'une école pour jeunes filles confiée aux dames religieuses de la Providence.

Le Moulin et la turbine
C'est en 1851, à l'initiative du Duc de Lévis que fut installée en haut du bourg, un réservoir d'eau alimenté par une turbine pouvant fournir 16000 litres par heures et permettant ainsi l'alimentation en eau du château et de la population jusqu'en 1950.  En 1915, M. Granger fit construire à l'emplacement de l'ancien moulin une des premières usines électriques hydrauliques de France, mais ce moulin fut détruit dans un incendie en 1921. Le moulin actuel fut reconstruit après l'incendie de 1921.
Pierre Silly Pierre Silly né à Montigny-le-Gannelon le 12 septembre 1747 de Léon Marin Silly notaire et de Madeleine Menou. Soldat, engagé le 4 décembre 1765 à l'âge de 18 ans dans l'Armée Royale au régiment de Bourbon devenu en 1791, le 56ème d'Infanterie. Il accède au grade d'Adjudant sous-officier en mai 1783. Après avoir servi, avec distinction dans les armées de la Révolution, il est appelé à servir lors de l'expédition d'Egypte, entreprise par Bonaparte en 1798 et 1799. Nommé provisoirement Général de Brigade par le Général en Chef Menou le 23 septembre 1800. Le Général Desaix l'emploie pour la conquète de la Haute-Egypte et refouler les derniers Mamelucks commandés par Mourad-Bey. Commandant la 1ère Brigade de la division Lanusse, à la bataille de Canope (bataille d'Alexandrie) contre les Anglais, le 21 mars 1801, un boulet de canon lui emporte une jambe. Embarqué pour la France, il relâcha à Syracuse, en partit le 31 décembre. Nommé Commandant d'Armes de 2ème classe à Lyon le 12 décembre 1801, il sera confirmé dans le grade de Général de Brigade par arrêté des Consuls le 7 janvier 1802. Après avoir débarqué à Toulon le 24 janvier 1802, il sera admis à la retraite le 29 septembre 1802 avec une retraite de 4000 francs. Il se retire à Cloyes où il meurt le 8 janvier 1809.
Le Château de Boisgasnier

Auparavent, il y avait deux hameaux proches l'un de l'autre : le Petit et le Grand Bois- Gasnier. Appelé simplement Bois-Gasnier en 1586. On parle déjà de ce lieu en 1049. C'est M. Gorteau qui fit construire cette demeure vers 1820. Sa nièce se maria avec le Baron en 1869 et lui apporta en dot cette maison. Son fils, André, modifia les terrasses du château à droite et à gauche. Albert, le fils d'André, Conseiller Général à la Libération et Diplomate, était fort connu à Cloyes. De nombreux puits et quelques ruines indiquent encore des emplacements du Petit Bois-Gasnier plus au sud et du Grand Bois-Gasnier plus au nord.
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Appelé primitivement, Rommilelium en 1160, Ecclesia de Romiliaco en 1177, Romilli en 1188, Romilliacum-in-Pertico en 1246, Romilliacum en 1275, Rommilly en 1455, Romilicum-ad-Arulam en 1626, Romilly-sur-Egre-en-Dunois en 1715. La commune de Romilly-sur-Aigre s'étend sur 1206 hectares. Le village est entièrement traversé par la rivière. L'occupation humaine est co ntinue dans la vallée depuis la nuit des temps. La maladrerie de Romilly-sur-Aigre fut réunie en 1697 à l'hospice de la Ferté-Villeneuil. A l'époque médiévale, il y avait deux seigneuries à Romilly. L'une était appelée le Seigneurie de Romilly dite de la Cour ou de la Grand Cour. Le premier propriétaire connu était Jehan de Montauban en 1442. Il est probable qu'un château existait à cet endroit. L'église actuelle aurait été construite à la place de cette forteresse. L'autre était appelée la seigneurie du Jonchet, possession de Jacques de Lyon en 1537. Ce n'est qu'en 1593 que ces deux domaines furent réunis par Nicolas Sublet. Il adjoignit ainsi le Jonchet à ses domaines déjà importants dans la vallée de l'Aigre : La Ferté-Villeneuil, la Touche, la Grand-Cour, Morgues (près de Moulineuf). Quand il acquit le Jonchet, celui-ci devait être en piteux état. Les guerres de religions se terminaient et le domaine avait été occupé par les ligueurs. Le Jonchet devait être alors une place forte. Les fidèles du Roi firent venir de l'artillerie de Vendôme et délogèrent les ligueurs à coups de canon. Les propriétés furent achetées en 1664 par Jean de Pleurre. Situé au milieu du village, le canal, d'une longueur d'environ quatre cents mètres, qui est une dérivation de l'Aigre. Ce cours forcé de la rivière aboutit à un vannage qui, autrefois fournissait l'énergie à une scierie. Certaines maisons construites dans cette partie basse du village se trouvent ainsi sous le niveau de l'Aigre.
Bouche-d'Aigre, le prieuré Saint Jean et Saint Paul de Bouche-d'Aigre fut fondé vers 1114, il dépendait de l'abbaye de Thiron et appartenait à l'ordre de Saint Benoît. L'église était une ample construction romane comprenant une nef flanquée de bas-côtés et un chœur contourné par un déambulatoire sur lequel ouvraient trois chapelles rayonnantes. Il n'en subsiste plus que les piliers du chœur, couronnés de chapiteaux à crochets. Ces piliers ont été réunis, sans doute au XVIe, par des murs pour former une chapelle couverte d'une belle charpente. Voué à des usages domestiques, l'intérieur est actuellement divisé par un plancher. Des bâtiments claustraux, il ne reste que le logis du prieur, élégamment reconstruit par Louis II de Cravant vers 1535, mais modifié par une restauration radicale de l'architecte Radet autour de 1900. Dolmen et menhir dans la prairie du château de Bouche d'Aigre.
La Baronnerie, lieu-dit de Romilly-sur-Aigre. Mentionné sous le nom de la Baronnerie ou les Pâtis en 1730.
La Buissonnerie, lieu-dit de Romilly-sur-Aigre. Mentionné sous le nom de Buinonnium en 1133.
Ferme de la Flocherie, ferme de la commune de Romilly-sur-Aigre qui inspira Emile Zola dans "la Terre".
Château du Jonchet, château de Romilly-sur-Aigre situé en aval du bourg. Sa masse se détache sur le revers d'un coteau presque entièrement masqué par les ombrages du parc. E ntourés par de larges fossés, le château se compose de 3 corps de bâtiments et de 5 pavillons. Construit par Pierre Sublet d'Heudicourt, trésorier de l'ordinaire des guerres de Louis XIII, le châteaud du Jonchet n'a guère changé d'aspect depuis Louis XV. Ancienne seigneurie relevant de Montigny-le-Gannelon. La restauration de ce château ruiné a été réalisée par l'architecte Fernand Pouillon
(il s'agit d'un des plus grands architectes français du 20ème siècle, à la fin des années 50.
Launay (le grand et le petit), lieu-dit de Romilly-sur-Aigre. Mentionné sous le nom de Launay-sur-Aigre en 1536.
Moulineuf, lieu-dit de Romilly-sur-Aigre. Mentionné sous le nom de Molineuf en 1272, Molendinium-Novum en 1280, Moulin des Moulineux en 1610, Molendina-Nova en 1300, Moulins-Neufz en 1525.
Riboeuf, lieu-dit de Romilly-sur-Aigre. Mentionné sous le nom de Risus-Bovis en 1161, Riboif en 1274. Une chapelle consacrée à Saint-Hubert, fut partiellement détruite, elle aussi, à la fin du XVIIIe siècle. C'est aujourd'hui une grange. Cette chapelle était le centre d'un pèlerinage contre la rage.
Rivière, lieu-dit de Romilly-sur-Aigre. Mentionné sous le nom Riveria en 1185, Riparia en 1192, Riperia en 1275.
La Rochette, lieu-dit de Romilly-sur-Aigre. Mentionné sous le nom de Molendinum de Rupecula ad Olgriam amnen situm en 1180, Molendinum de Rocheta en 1275.
Le château de Sainte-Barbe, du XIXème siècle est situé au milieu du village.

Saint-Calais, lieu-dit de Romilly-sur-Aigre. Un prieuré dépendant de l'abbaye de Bonneval fut entièrement détruit pendant la Révolution. Il n'en a subsisté, jusque dans les années 1950, qu'une porte en plein cintre. Mentionné sous le nom de Sanctus-Carilelfus en 1203, Sainct-Caillais en 1583, Saint-Kaales en 1274, Sainctus-Karileffus en 1275, Sainct-Kales en 1580.

Ferme de la Touche, ferme de la commune de Romilly-sur-Aigre qui inspira Emile Zola dans "la Terre». Chambres d'hôtes. Mentionné sous le Nom La Tousche en 1447, la Touche-Romilly en 1586.
L'église
L'église Saint Pierre de Romilly-sur-Aigre, a été reconstruite vers la fin du XVe siècle, sur un plan rectangulaire, selon trois étapes principales. En premier lieu, la nef est édifiée à la fin du XVe siècle. A l'intérieur, une belle piscine flamboyante indique le niveau de l'ancien sanctuaire.
Vers la fin du XVIe siècle fut ajouté le chœur, constitué de deux travées et d'une abside à trois pans qui avait été prévue voûtée comme en témoignent les colonnettes engagées d'où s'amorcent les nervures des ogives. Sur les lambris du cul de four de l'abside est peinte une scène biblique. La voûte est entièrement lambrissée avec entraits et poinçons apparents. La charpente à été réparée en 1746 et le lambris en 1766 (inscriptions). De plus, 10 croix de consécration sont intégrées dans les murs de la nef et du chœur.
Au XVIIe siècle, un bâtiment d'un étage a été rapporté en avant du pignon occidental. Sa façade encadrée de deux tourelles, est ornée de trois niches à statues et est surmonté de deux fausses lucarnes, dont l'une fait office de cheminée. Toutes ces constructions sont dues à Jean de Pleurre. En entrant sous le porche, un ancien portail à gâble du XVIe siècle est visible. A l'étage existent deux grandes baies gothiques occidentales. A l'intérieur, mobilier du XVIIIe siècle. Ce portail religieux fut transformé en Hôtel Dieu pour les malades de Romilly, de la Ferté-Villeneuil et de Cloyes. A partir du printemps 1720, date de son retour à la Ferté-Villeneuil, cet Hôtel Dieu ne reçut plus de malades. Au XVIIIe siècle, plus précisément en 1731, sont mis en place le retable du maître autel, les lambris et la grille du chœur. La grille du chœur est une récupération de l'ancienne grille de l'abbaye de Saint Avit à Saint-Denis-les-Ponts. Le clocher a été reconstruit probablement au début du XXe siècle. En 1999, des travaux furent exécutés afin d'ouvrir des abies bouchées et de restaurer la voûte lambrissée.
L'Aigre
l'Aigre est une rivière qui prend sa source à Tripleville, dans le Loir et Cher (41). Après un cours d'environ 15 km, l'Aigre se jette dans le Loir à « Bouche d'Aigre » dans le parc du prieuré, sur la commune de Romilly sur Aigre dans l'Eure et Loir (28). L'Aigre traverse la commune d'Est en Ouest, serpente sur environ 8 kilomètres et perd, sur ce parcours, 8 mètres de hauteur. Elle coule donc assez rapidement. Le Loir se jette lui-même dans la Sarthe, puis dans la Maine, qui est un affluent de la Loire.
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L'église
L'église Saint Hilaire de Saint-Hilaire-sur-Yerre. Vers 1042 ou 1043, l'église donnée par Gannelon de Montigny à la puissante abbaye de Marmoutier devint un prieuré et fut sans doute reconstruite comme c'était alors l'usage. Mais en bon argentier qu'il était, Ganelon se réserva pour sa vie durant la moitié des revenus qu'elle rapportait. Henri 1er roi de France, ratifia cette donation qui se perpétua jusqu'en 1492. Les murs de la nef, construits en moellons de silex avec enduit alvéolé, remontent à cette époque. Le côté sud est éclairé par deux étroites fenêtres romanes, celles du nord ont été agrandies postérieurement et une corniche portée par des corbeaux assez frustes, souligne la base du toit. Notons également, au nord, une porte romane murée qui faisait communiquer l'église avec un bâtiment dont subsistent des traces d'arrachement. Au début du XVIème siècle, un vaste chœur rectangulaire remplaça une abside romane vraisemblablement hémicirculaire. Il est éclairé par deux fenêtres, une au nord et l'autre au sud, et par une large verrière à deux meneaux, partiellement murée, dans le pignon oriental. L'ensemble du monument, qui renferme plusieurs œuvres d'art, est couvert d'une voûte lambrissée avec entraits et poinçons apparents.
La Commune
Appelé primitivement, S. Hilarius super Ederam, S. Hilarius super Hedram, Hederam et Herram. Le village de Saint-Hilaire-sur-Yerre s'étend sur 1640 hectares à une altitude de 100 mètres. Le territoire communal regroupe 22 hameaux.
Baronville, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. Mentionné sous le nom de Basonis-Villa vers 1100. Basonville en 1469, Bazonville en 1621. La métaierie de Baronville, était affermée, en 1492, par le prieur de Saint-Hilaire, deux setiers de froment, 12 de méteil, 12 de seigle, 20 d'avoine et 2 pourceaux à choisir.
La Bâtisse, appelée autrefois la Bâtisse.
Bechereau, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre ou exista un moulin à farine. Mentionné sous le nom de Boscherellum en 1192, Bécherle en 1227, Beschereau en 1459, Bechevreau en 1444.
Le Buisson, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre.
Le Châtaignier, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. Mentionné vers 1080 sous le nom de castiniacum, en 1084 sous le nom de Cattiniacum, en 1226 sous le nom de Chateingne, en 1479 sous le nom de Chastigny.
Chaumanteau, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. Ce lieu est mentionné dès 1474 sous le nom de Chaumenteau puis sous le nom de Chaudmenteau sur un plan du XVIIIème siècle ainsi que Chau-Manteaux.
Le Clos Barrault lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. Le Crocq, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. Mentionné en 1750 sur un plan sous le nom Le Crot.
L'Etrille, Lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. La ferme et le château ont apparteneu à M. Raimbert.
Gadebuche, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. Mentionné sous le nom de Gastebuche sur un plan de 1750.
Le Grand-Clos, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre.
Guechevreau lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. Ancien moulin à farine connu dès 1208. S'est aussi appelé le Gué-Chevreau.
Les Journées longues, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre s'est aussi appelé la Bâtisse.
Mersantes, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. L'origine du nom de ce lieu date des années 1050-1060 où ce lieu est appelé « mère des sentiers » ou plutôt « mère des buissons » parce que la nature du sol y fait croître sans cesse un grand nombre d'arbustes épineux formant un épais fourré. Mentionné sous le nom de Mater-Semita en 1030, Matersenta en 1050, Meresent en 1180, Merasenta en 1080, Méresente en 1208, Merescente en 1228, Mairesente en 1475, Meresante en 1510. Mersantes fut le siège d'une « mairie » de l'Abbaye de Marmoutier. Les maires étant autrefois les principaux officiers ruraux des grands monastères. Ils cumulaient à la fois les fonctions de juges de paix, commissaires de police, gardes-champêtres et collecteur d'impôts. Mersantes figure dans de nombreux documents et chartes du Moyen-âge jusqu'en 1753 attestant d'une relative importance du lieu.
Montauban, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. Mentionné sous le nom de Monthaubant en 1750. Siège d'une mairie. Autrefois, les maires étaient des officiers ruraux des grands monastères ou des chapitres. Ils cumulaient les fonctions de juges de paix, commissaires de police, gardes-champêtres et collecteurs d'impôts.
Moulard, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre.
La Nitière, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre.
Perchonville, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. Mentionné sous le nom de Proanivilla en 1050, Porcheronville en 1575 et Percheronville en 1586.
Le Puits, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. Mentionné sous le nom Puteus-Fracte-Teste en 1080, le Puis en 1475, le Puy sur un plan en 1750.
Reculay, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. Mentionné sous le nom de Recullet en 1407, Hercullet en 1717, Erculet en 1729, Reculet en 1750.
Le Rouilly, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. Mentionné sous le nom Le Roillez en 1269, Le Roueilleys en 1473, le Roueillis en 1474, Le Rouillis en 1750. La métairie du Rouilly fut achetée par le prieur de Saint-Hilaire en 1472.
La Rousselière, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. Ferme.
Villaine, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. Mentionné sous le nom de Villenae en 1203, Vilaine en 1750. Gué pour franchir l'Yerre, aujourd'hui une passerelle.
Le Vivier, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. L'Yerre retrouve son cours en recevant les eaux de la fontaine du vivier. Une fontaine célébrée par Augustin Costé sous le titre de « Nympha Vivaria ». le premier propriétaire connu est Hugues I, vicomte de Châteaudun vers 985. Ayant appartenu à un certain Jean de Viviers et à Guillaume de la Roche Bernard au cours de la guerre de Cent ans. Le poète Augustin Costé la vendit à Lambert du Gayet seigneur de Thiville. En 1274, une charte de bornage est signée par le seigneur Geoffroy Gode. Mentionné sous le nom de Vivarius en 1031, Vibecium en 1110, Viviers en 1621, Vivyers en 1525. Dépendait de Douy au siècle dernier.
L'Yerre
Le régime de l'Yerre ressemble beaucoup à celui de l'Oza nne, rivière voisine. L'Yerre présente des fluctuations saisonnières de débit assez importantes, avec des hautes eaux d'hiver portant le débit mensuel moyen à un niveau situé entre 2.84 et 4.41 m3 par seconde, de décembre à mars inclus et des basses eaux d'été de mai à octobre, avec une baisse du débit moyen mensuel jusqu'à 0.395 m3 au mois de septembre. L'Yerre prend sa source au sein de la forêt de Montmirail sur le territoire de la commune de Capelle-Guillaume, à l'extrême sud-ouest du département d'Eure et Loir. Il coule ensuite vers l'est et le sud-est sur un peu moins de 50 km et se jette finalement dans le Loir à Saint-Hilaire-sur-Yerre. |
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L'église
L'église Saint Hilaire est un vaste édifice de la fin du XIe ou du XIIe siècle qui ne comportait primitivement qu'une nef avec chœur et abside hémicirculaire étayés par des contreforts peu saillants appareillés en grison, agglomérat ferrugineux extrêmement dur qui ne permet aucun travail de sculpture. On peut voir l'œuvre primitive dans les murs de la nef et du chœur avec ses petites fenêtres et les contreforts extérieurs en grison. Son aspect fut considérablement modifié à l'époque de la Renaissance, lorsqu'on ajouta un transept, puis lors d'une seconde campagne de transformations, les petites chapelles latérales du chœur couvertes de voûtes sur croisée d'ogives avec liernes et tiercerons qui auraient dû être coiffées d'un toit en pavillon. L'ensemble du monument est couvert d'une voûte lambrissée avec entraits et poinçons apparents ; au-dessus du sanctuaire le bardeau orné d'arabesques et de têtes d'angelots peints, porte la date de 1561. Au XVIIe siècle, comme beaucoup d'églises d'alors, on boucha la verrière du fond de l'abside pour édifier un retable alors à la mode, tel qu'il est aujourd'hui avec les boiseries qui l'accompagnent. Sur le côté ouest du transept nord, au-dessus du petit cabanon, on distingue très nettement dans la maçonnerie un arc de pierre qui, est peut-être, l'amorce du cloitre dont parlent les archives.
Outre le charme de ses parties Renaissance, cette église a la chance de posséder un beau mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles qui lui conserve l'aspect qu'elle avait sous l'Ancien Régime : un lutrin daté de 1754, modifié en 1784 avec un antiphonaire et un graduel chartrains de 1784. Il est en parfaite état, tel que devaient l'utiliser les chantres avant la révolution. Autre pièce de valeur, le banc d'œuvre en chêne massif, nettoyé, il y a quelques années, de la peinture dont on l'avait affublé, et qui sert maintenant d'autel pour répondre aux normes nouvelles de la liturgie pour la messe face aux fidèles.
L'écomusée de la haie

L'écomusée de la haie en 1989 pour permettre à chacun de redécouvrir l'arbre et la haie, et pour apprendre à mieux connaître les espèces les plus courantes. Le sentier est divisé en 11 tronçons et est fléché. Vous pouvez en faire le tour complet (environ 3.5km ; soit 2h30) ou l'emprunter sur une partie seulement et revenir par la route au centre du village. Des bancs et des coins pique-nique vous permettront de vous reposer et de découvrir la campagne environnante. Les arbres, arbustes et buissons qui composent l'écomusée ont été plantés pour la plupart en mars 1988. Ils sont donc encore très jeunes.
Appelé primitivement, Castelleium vers 1250, Castellio en 1280, Castelleo en 1306, Castillio en 1626. Fut chef-lieu d'une conférence du doyenné du Perche-en-Dunois comprenant les paroisses d'Arrou, Boisgasson, Chapelle-Royale, Chatillon, Courtalain, Gohory, Langey, Lanneray, Saint-Lubin-d'Isigny et Saint-Pellerin.
Le village de Châtillon-en-Dunois d'une superficie de 3719 hectares, mérite bien son appellation de « Vrai Village ». La vie gravite autour de l'église Saint-Hilaire. Tout autour du village, l'écomusée de la haie a été créé en 1989 pour permettre à chacun de redécouvrir l'arbre et la haie, et pour apprendre à mieux connaitre les espèces les plus courantes. La commune de Chatillon-en-Dunois compte 760 habitants.
Châtillon est une ancienne seigneurie.
Les Bas-Fretons, ferme dépendant des hauts-Fretons.
La Basse-Jaretterie
Beauvoir, lieu-dit de Chatillon-en-Dunois. Mentionné sous le nom de Bellum-Videre en 1201 et Bauvoir en 1524, ancienne seigneurie (1555).
La Blandinière, lieu-dit de Châtillon-en-Dunois.
Bois-Monchets-les Bouviers, lieu-dit de Châtillon-en-Dunois.
Bois-Mouchets-les-Maraudeaux, lieu-dit de Châtillon-en-Dunois.
Le Boulay, lieu-dit de Châtillon-en-Dunois.
Le Buisson, lieu-dit de Chatillon-en-Dunois. Mentionné en 1663 sous le nom Le Buisson-Lucienne.
La Canterie, lieu-dit de Chatillon-en-Dunois.
Chaillot, lieu-dit de Chatillon-en-Dunois, mentionnée en 1505.
La Chaise, lieu-dit de Chatillon-en-Dunois. Mentionné sous le nom de la Cheze en 1662.
Les Champs-Picards, lieu-dit de Chatillon-en-Dunois. Mentionné sous le nom Les Champs-aux-Picards en 1563 et les Champs-Picardz en 1621.
Chanteloup, lieu-dit de Chatillon-en-Dunois. Mentionné sous le nom de Cantalupus vers 1110 et Chantelou en 1696. Vient du latin signifiant un lieu où hurlaient les loups. Jean Chanteloup vivait en 1586
Charmolles, lieu-dit de Chatillon-en-Dunois. Mentionné sous le nom de Charmolle en 1606
Le Château, écart donné à un lieu de Châtillon-en-Dunois appelé aussi la Mairie en 1715. Ancien fief seigneurial en 1105.
Le Coudray, lieu-dit, ancien manoir rural en 1586.
La Courgibetterie, lieu-dit de Chatillon-en-Dunois, doit peut-être son nom à la famille Courgibet.
Le Defoix
Fée, lieu-dit de Chatillon-en-Dunois. Mentionné sous le nom Fai en 1185, Le Fey en 1551, Les Fées en 1563
Fougeuil, lieu-dit de Chatillon-en-Dunois. Mentionné sous le nom de Fougoul en 1715.
Galichère, lieu-dit de Châtillon-en-Dunois.
Givais, (le petit, le grand) - lieu-dit de Chatillon-en-Dunois. Mentionné sous le nom de Givets en 1696.
La Glonnière, lieu-dit de Châtillon-en-Dunois.
Grand-Givais, (le petit, le grand) - lieu-dit de Chatillon-en-Dunois. Mentionné sous le nom de Givets en 1696.
Les Grandes-Touches, lieu-dit de Chatillon-en-Dunois. Mentionné sous le nom de Tuschiae en 1150, Les Tousches en 1471.
Les Hauts-Fretons, lieu-dit, ancien manoir seigneurial appelé les Fretons en 1700
Houssière, lieu-dit de Châtillon-en-Dunois.
La Hugotière, lieu-dit de Châtillon-en-Dunois, autrefois Montanon.
La Lèvrie, lieu-dit de Chatillon-en-Dunois. Mentionné sous le nom de La Levrye en 1586.
Libouville, lieu-dit de Chatillon-en-Dunois. Mentionné sous le nom de Libovilla en 1225.
Montasnon, lieu-dit de Chatillon-en-Dunois. Mentionné sous le nom de Montanon en 1750.
Pémenière, Lieu-dit de Chatillon-en-Dunois et de Yèvres. Mentionné sous le nom de La Pesmesnière en 1566 et La Paimenière en 1586.
Les Pichardières, lieu-dit de Châtillon-en-Dunois.
Plafus, lieu-dit de Chatillon-en-Dunois. Mentionné en 1437 sous le nom Plafust, en 1523 sous le nom Plafeust, en 1576 sous le nom Plaffus. Ancien fief seigneurial en 1470
Le Puiset, lieu-dit de Chatillon-en-Dunois. Mentionné en 1260.
Puits-Neuf, lieu-dit de Châtillon-en-Dunois.
Raguenette, lieu-dit de Châtillon-en-Dunois.
La Requinière, nom d'une ferme de Châtillon-en-Dunois.
Saulièvre, lieu-dit de Chatillon. Mentionné sous le nom de Saulèvre en 1586.
Le Saussay, lieu-dit de Chatillon-en-Dunois, .d'après les anciens titres Saultée (Saltus Cesaris - Bois de César), d'origine romaine.
La Tonnerie, lieu-dit de Châtillon-en-Dunois.
Touchemont, lieu-dit de Chatillon-en-Dunois. Mentionné sous le nom de Touschemon en 1450, Touchesmon en 1626.

Les Touches, lieu-dit de Chatillon-en-Dunois. Mentionné sous le nom de Tuschiae en 1150, Les Tousches en 1471.
Le Tremblay, lieu-dit de Châtillon-en-Dunois.
La Trémellière, lieu-dit de Chatillon-en-Dunois. Mentionné sous le nom la Turmellière en 1471.
Villard, lieu-dit de Châtillon-en-Dunois, ancienne seigneurie appelée Villelard en 1585, et Villars au XVIIIe siècle ; se compose du Grand-Villars et du Petit-Villars. Villa Arsa (villa brûlée), dépendait d'une ancienne colonie romaine
Villeperdue, lieu-dit de Châtillon-en-Dunois. Mentionné sous le nom de Villa-Perdita en 1150. Ancienne colonie romaine.
Villes-Neuves, écart de Châtillon-en-Dunois.
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La commune
Autheuil petit village du canton de Cloyes-sur-le-Loir, en bordure de la route nationale 10 au nord de Cloyes. Commune située à 120 mètres d'altitude. 235 habitants appelés les Autheuillois ou Autheuillais, résident dans la commune. La superficie de la commune est de 1607 hectares. Autheuil signifie "lieu haut" par rapport à la pleine environnante et aux vallées du Loir à l'ouest et de l'Aigre à l'est. Attolium, Astolium, Authol. Ecclesia astolii en 1107, Autol en 1120, Parochia de Autolio en 1127, puis Altoil en 1133, Auteul-en-Dunoys en 1417, Autheuil en 1553, Autholium en 1626. Anciennement Autheuil-en-Dunois. Le Pouillé de 1738 mentionne la chapelle de Bellegarde eu chateaud de ce nom près d'Autheuil.
Hameaux et lieudits composant la commune d'Autheuil:
Battereau, lieudit d'Autheuil, lieu où se trouvait un moulin à farine énoncé en 1365. Mentionné sous le nom de Batereau en 1354 et le Fourny-sur-Battereau en 1379.
La Bichotière, métairie signalée en 1586, n'exixte plus aujourd'hui.
Les Bordes, Lieu-dit d'Autheuil. Vient de l'ancien français "Borde", signifiant petite maison, puis ferme. Ferme avec quelques maisons.
La Bourdinière, lieu-dit d'Autheuil. Mentionné en 1438 sous le nom de la Bourguinièfre.
Le Bois de Sercotte,
La Ferrandière, ancien hameau compris aujourd'hui dans celui des Bordes, était une ferme avec quelques maisons.
Feuillet, Folietum : appelé dans le pays Feillay. Guillaume, seigneur du Feuillet, vivait en 1128.
La Germinerie, lieudit d'Autheuil, comprend 3 maisons.
La Grâce-de-Dieu, lieudit d'Autheuil, lieu où se trouvait une auberge isolée autrefois..
Le Grand-Bouville, situé au nord-est du château de Bouville, commune de Cloyes, auquel il doit son nom a aujourd'hui disparu.
Guichery, ferme. Pichard, seigneur de Guichery (de Guicheriis), vivait en 1133. Un aveu de 1586 mentionne « le lieu de Guichery contenant en maisons, cour, courtils, bayes, fossés, plessys et bois, six arpents, avec onze muids de terre ».
La Montagne, hameau, n'est plus habité. Il y avait une ancienne chapelle qui servit d'habitation.
La Noue, ferme mentionnée en 1553, n'est plus habitée, devient une ruine.
Le Pavillon-de-Montagne, ferme.
La Perrine, ferme.
La Pionnière citée en 1586, ce hameau a disparu vers 1820.
Le Rossignol, château. On trouve en 1586 « une métairie assise à Autheuil, appelée Roussignau ». Aujourd'hui le Rossignol comprend 2 habitations. Ce n'était pas un château, il n'y eu jamais de nobles.
Teillay, Tiletum en 1176, lieudit qui comprend 5 habitations.
Les Truhennes, ferme mentionnée en 1585.
L'Eglise
L'église Saint Avit a été construite au XIIème siècle. La façade Nord date de cette époque.  A partir de la Renaissance, au XVIème siècle, elle a subi des transformations lui donnant sa silhouette et son décor définitif. Sur la façade Ouest a été installé un beau portail de style Renaissance en pierre de tuffeau. Ce portail fut orné de figurines sculptées et de motifs décoratifs. Le principal attrait de cette église est sans aucun doute le retable et son tabernacle pivotant en bois sculpté et doré. Sa porte est sculptée d'un Christ ressuscité. Les panneaux latéraux représentent le lavement des pieds et l'apparition aux pélerins d'Emmaüs. D'après les archives du diocèse de Chartres, ce retable du XVIIème siècle ornait l'église de Saint-Denis-les-Ponts. Au moment de la révolution, l'église fut vendue et démolie. Les orgues allèrent à l'église de Cloyes et le retable avec son tabernacle devinrent la propriété de l'église d'Autheuil.
Square Henri Mignot
Le square Henri Mignot a été aménagé en espace vert pour devenir plus accueillant pour les visiteurs.
Henri Mignot - Bozerian est né le 04 juillet 1878 à Cloyes-sur-le-Loir. Il est décédé le 16 octobre 1938 à Autheuil.
Du 05 mai 1912 au 31 mai 1914, député d'Eure et Loir, gauche démocratique. Du 26 avril 1914 au 07 décembre 1919, Député d'Eure et Loir, gauche démocratique. Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924, député d'Eure et Loir, gauche républicaine démocratique.
Les Seigneurs d'Autheuil
Des seigneurs ont porté le titre de seigneur d'Autheuil : Robin d'Autheuil et sa fille Jehannette est mentionnée en 1399. En 1668, Jean de Meausse portait encore le titre de seigneur d'Autheuil.
Land Art
En 2005, le village d'Autheuil a accueilli une œuvre de Land Art pilotée par les agriculteurs, en partenariat avec des artistes de l'éphémère.
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