Arrou

L'église Saint-Lubin

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Trois époques ont marqué la construction de l'église : le XIIème siècle pour la nef principale, le XVème siècle pour les nefs latérales et la chaire, le XVIIème siècle pour la tour qui supporte le clocher.

L'époque Romane.
La nef principale a été construite en grison (roche très dure constituée de petits silex agglomérés au moyen d'un oxyde de fer). La porte principale est formée de trois arcatures sans aucune décoration car le grison ne se prête pas à la sculpture.

L'époque Gothique.
Ce sont les nefs latérales et la chaire. Leurs toitures sont formées de quatre pignons. Ces derniers sont séparés par des chéneaux que terminent des gargouilles sculptées.

L'époque Renaissance.
Le clocher date du milieu du XVIIème siècle. On lit la date de 1647 sur le linteau de la porte au bas du clocher. C'est une tour qui soutient le clocher. L'intérieur de la tour est éclairé par une rosace très simple au premier étage.
Cette tour était surmontée à l'origine d'une flèche très élancée, une des plus hautes de la contrée, qui fut détruite en février 1802 par un incendie provoqué par la foudre. Faute de ressources suffisantes, la flèche n'a pas été reconstruite dans le même style : carré à la base, il se termine par une flèche octogonale.
Le décor intérieur.
A la fin du XIXème siècle, les murs du sanctuaire ont été recouverts de peintures de style néobysantin par le docteur Paul Durand. Mais, ce savant archéologue est mort avant d'avoir fini son œuvre et c'est l'abbé Henault qui la termina.
Différentes fresques sont visibles. L'une d'entre elles représente des colombes, symboles de l'âme chrétienne en contemplation devant des grappes de raisin alternant avec des épis de blé, symboles de l'Eucharistie.
Dans l'embrasure des fenêtres, des médaillons ronds renferment les noms des vertus avec des emblèmes caractéristiques.eglise_arrouR
Les statues sont nombreuses. Certaines sont en bois, d'autres en plâtre ou en stuc. Elles représentent la Vierge Marie, Saint Joseph et d'autres Saints ‘Saint Eloi, Saint Benoît, Saint Jean Baptiste, Saint Lubin...).
Les tableaux, aussi, sont nombreux. Certains ont été copiés à Rome sur des maîtres italiens. Ils représentent la Vierge Marie et la Sainte famille, la Sainte Face.
Se trouve également dans cette église, un remarquable crucifix en bois peint fixé sur le poinçon de la charpente à l'entrée du chœur.



La Chapelle Saint Benoist


Elle date du XIIème siècle : en effet, elle a été construite en 1136 par les moines bénédictins de Thiron Gardais auxquels Jérémy de l'Isle, Seigneur de l'Isle en Vendômois, de Brou et de Bois Ruffin, avait donné la terre des Mellerets. En contrepartie de ce don, les moines devaient défricher cette terre et y construire une chapelle.
Celle-ci fut éd
chapelle_st_lubinRifiée auprès d'une source qui coulait dans le tronc d'un vieil arbre. Cette fontaine explique la présence d'une grosse pierre au bord de la route, probablement un menhir.
On retrouve le gr
ison dans l'encadrement des fenêtres et du campanile qui abrite deux cloches. La décoration intérieure réside surtout dans les lambris en planches appliquées contre le toit même.
Elle renferme quelques statues conçues avec différents matériaux : statue de Saint Blaise en chêne, statue d'une vierge à l'enfant en bois polychrome, statue de Saint Benoît en plâtre.



Le château de Bois Ruffin


Bois-Ruffin
L'aspect pittoresque de Bois Ruffin et son état de conservation en font un intéressant monument féodal, témoin de l'architecture militaire et défensive du XIIIème siècle.
L'origine de la forteresse.
Il est fort probable que le château fut fondé dans le second quart du XIIème siècle. Il s'agissait sans doute d'un noyau fortifié avec une enceinte de terre surmontée d'une palissade avec peut être un premier donjon. La forteresse visible de nos jours serait le fruit d'une refortification d'un site existant.
L'étude des parties maçonnées de Bois Ruffin et la comparaison avec le château d'Alluyes indiquent qu'il aurait été construit dans les années 1240-1250.
Les différentes parties de Bois Ruffin :
C'était un noyau fortifié construit en grison, implanté sur un îlot entouré de deux étangs, aujourd'hui disparus, qui alimentaient les fossés. Autrefois, il était ceint d'une courtine circulaire flanquée de quelques tours semi-circulaires presque totalement ruinées et d'un mur d'enceinte passablement détruit.
Assez bien conservée, la massive tour carrée garde l'entrée de la cour où s'élève le donjon.
Avec des murs d'une épaisseur de 3.60 mètres, le donjon était composé de quatre niveaux :
- A l'intérieur du donjon, le rez-de-chaussée, doté d'un puits en son centre, n'était accessible que par un escalier en bois et servait sans doute de magasin.
- Le deuxième niveau est celui par lequel on entrait. Il était situé à la même hauteur que le chemin de ronde du rempart : une minuscule ouverture éclairait la salle parcimonieusement. Des latrines en encorbellement étaient présentes ainsi qu'une cheminée.
- La communication avec le troisième niveau devait se faire par un escalier intérieur en bois. éclairé par deux fenêtres rectangulaires à meneau et par une baie, cet étage était apparemment le logis seigneurial.
- Le dernier étage servait de système de défense. Il est remarquable du fait de sa conservation : les créneaux d'origine sont presque intacts avec leurs archères ménagées dans les merlons (partie pleine d'un parapet entre deux créneaux) ainsi que la ceinture de trous de boulins (trous laissés dans la maçonnerie après la dépose de la pièce de bois horizontale) qui couronne ce niveau.
Classé Monument Historique en 1924, le site où s'élève la vieille tour, fut acquis en 1934 par M. Henri Lecomte, qui fut maire de Courtalain de 1920 à 1925.



La fontaine Measlet


Située à 5 km du bourg, sur la route qui mène à la Chapelle-Royale, ce hameau s'appelait Pons-Mellani vers 1100.
En 1120, il devint Pons-Medlai et enfin Fontaine-Meallet en 1389. Cet endroit doit son nom à l'existence de la fontaine miraculeuse d'où s'échappe une eau très limpide, qui, après être passée sous le petit pont, va rejoindre l'Yerre passant à quelques 50 mètres. Une grande croix a été édifiée à côté du petit bassin ainsi d'ailleurs qu'un lavoir.
Ce site constitue un endroit privilégié pour les botanistes car il y pousse une plante fort rare dans le Dunois, de la famille des renoncules, dénommée : Ranunculus Hederacus.



La Commune


L'origine d'Arrou est très ancienne. Tout le territoire qu'embrasse le vaste domaine d'Arrou jouissait d'une certaine notoriété dès l'époque de Clovis (466-511) et devait son origine à d'immenses domaines dont la reine Clotilde aurait doté les moines de Saint-Père de Chartres.
Ces moines, en effet, paraissent y avoir possédé d'énormes revenus jusqu'en 837, revenus qu'ils auraient remis à l'époque aux mains des barons di Perche-Gouët, comme soutien et récompense de leur courage et dévouement à repousser les invasions des hommes du Nord.
En 1008 apparaît le nom de Geffroy d'Arrou.
Vers 1125, apparaît pour la première fois le nom Arro. Puis on a retrouvé successivement : Arrei vers 1135, Arresi vers 1140, Arotum vers 1192, Arreis en 1209, Arou en 1643, et enfin Arrou en 1736. C'est cette orthographe qui figure sur les cartes de delisle en 1712 et de Cassini vers 1760.
Aux archives départementales d'Eure-et-Loir sont conservées des lettres-patentes de HenriIII, portant permission d'enclore le bourg d'Arrou (1588).
Au XVIIIème siècle, la paroisse d'Arrou était divisée en cinq quartier : 1° des Bois-Besnards ; 2° de Bois-Ruffin, appelé aussi Quartier-des-Bois ou Grand-Quartier ; 3° de Courtalain ; 4° de Saint-Romain ; 5° du Mée. Elle renfermait 85 villages et 69 fermes ou maisons isolées ; c'était la plus étendue non seulement du Dunois, mais de tout l'évéché.
Arrou a été chef-lieu de canton de 1790 à 1801.




Les Bois-Besnard


Le plus important écart de la commune, à 3 kilomètres du chef-lieu, près de la queue de la Fôret de Bois-Ruffin. Le château qui a remplacé un ancien castel, siège d'une seigneurie depuis le 13ème siècle jusqu'à la révolution.

chateau_bois_besnardRCette seigneurie était un fief relevant de Cour-Cheverny et ressortissant, pour sa haute justice, au baillage de Blois. Le seigneur des Bois-Besnard se trouvait aussi vassal de Chaussepot qui, de son côté, était un fief émouvant en hommage des châtels et châtellenies de Courtalain. A cette époque, le seigneur des Bois-Besnard s'appelait Jacques de Paris, écuyer, plus tard, la seigneurie des Bois-Besnard appartint à Denis Bordas. En 1751, les Bois-Besnard étaient la propriété de Denis Givès qui les transmettait ensuite au chevalier seigneur de Croiseil qui les transmettait à son fils, marié à dame Loubes de Saulna.
Pendant que la seigneurie des Bois-Besnard possédait les droits de haute, moyenne et basse justice, on vit vit quelques temps René Thénaisie, bailli du siège. Cette justice était peu importante car les audiences, assez irrégulièrement tenues, ne dépassaient pas en moyenne le chiffre de 4 par année.




 

 

Aperçus de la galerie photos

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