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L'église.
L'église Saint Sauveur La Trinité. D'après les textes, elle a été construite au XIIème siècle, mais ce n'est pas une certitude. L'extérieur est remarquable pour ses fenêtres romanes avec ses colonnes et ses chapiteaux. Sur les murs de l'église, alternant avec les croix de consécration, on peut admirer un chemin de croix en émail à fond bleu sur faïence. Le chœur est éclairé par cinq fenêtres romanes ornées de vitraux représentant Notre-Seigneur et les quatre Evangélistes.

L'église de la Trinité fut rénovée en 1885.
En 1850, Monsieur le Comte de Reviers de Mauny, fit construire sur le côté nord du chœur, une chapelle romane qui devait servir de sépulture aux membres de sa famille.
D'importantes réparations ainsi que la construction de la sacristie furent réalisées en 1783. Deux cloches existaient en cette église, Andrée Magdeleine de 1619 et Marie Françoise de 1416.
Elles furent refondues à Vendôme en 1789. Leur descendante, Amélie Louise, retrouva sa nouvelle demeure en 1822.
Le Prieuré.
Le prieuré Saint Julien : le prieuré de Saint Lomer de Blois
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Le prieuré de Douy est situé sur un site remarquable entre deux bras du Loir.
C'est un des plus anciens du diocèse de Chartres. Il a été conçu en 860 ou 861 d'après la charte du monastère. Le prieuré ayant pour nom Diviacus était géré par les moines du monastère de Corbion (Orne). Dès sa naissance, l'origine de ce prieuré suscita des doutes car les archives de Corbion furent détruites par les Normands.
En 1587, il est constaté que le prieuré de Douy a été complètement dévasté par les gens de guerre et en 1591, Henri IV met le prieuré en économat avec pour économe Pierre Goret, curé de Douy.
Les bâtiments ont été reconstruits à la fin du Moyen-âge, mais la chapelle, heureusement restaurée en 1967, remonte au XI-XIIème siècles et fait partie des six chapelles romanes qui jalonnent le bord du Loir sur environ 80 kilomètres depuis Saint-Denis-les-Ponts jusqu'à Troo (Loir-et-Cher). Elle présentait à l'origine un chevet à trois absides voûtées, mais son aspect primitif a été modifié à plusieurs reprises. Celles-ci se caractérisent par leurs dimensions modestes, leur proximité immédiate de la rivière et leurs fresques romanes. Du prieuré subsistent actuellement l'ancienne maison prieurale, restaurée au XIXème siècle, le pigeonnier et la chapelle.
Il existe une tradition qui veut que les reliques de Saint-Julien, ayant séjournées quelques temps à Douy, le prieuré en ait pris le nom.
Au XVIIème siècle, des religieux ont effectué des travaux au prieuré : ils ont détourné le cours du Loir sur la longueur d'un kilomètre environ, pour se procurer une chute d'eau et installer un moulin : le moulin du prieuré qui est privé. Ils voulaient donner l'exemple du travail intelligemment conduit à la population.
Les fresques romanes découvertes en 1968, sur la voûte en cul de four de l'abside de la chapelle sont inscrites au répertoire complémentaire des Monuments Historiques. Ces fresques représentent le Christ en majesté, entouré de ses quatre évangélistes représenté symboliquement sous forme d'animaux.
Le Moulin à eau de Courgain.

Au milieu d'une clairière sur les bords du Loir, ce moulin dont la création remonterait au XV-XVIème siècle permettait de fabriquer de la farine. Ce moulin est en parfait état de marche.

Les moulins à eau avaient, jadis, une à trois paires de meules entraînées par une roue à aubes
disposée selon la hauteur des chutes d'eau.
Depuis 1984, ce moulin privé est ouvert au public.
Mentionné sous le nom de Courgaing en 1594 et Courgainsen 1604.

La Commune,
Appelé primitivement Doy ; Dulacum en 1119, Déicum en 1130, Parrochia de Docto 1227, Deciacum en 1232, Sainte Trinité de Douy en 1736.. Son église bâtie sur une hauteur, est sous le titre de Saint-Sauveur ; la fête de la Sainte-Trinité y est encore conservée comme patronale, ce qui était commun à toutes les églises dédiées au Sauveur.
Au VIII et IXème siècle arrivée de moines et par leurs travaux les marais deviennent trois bras de rivière.
La commune de Douy et ses trois ponts située à 117 mètres d'altitude et voisine des communes de Saint-Hilaire-sur-Yerre et d'Autheuil, vous accueillent dans un site de verdure et d'eau. Limitrophe du canton de Châteaudun, le village est en pleine évolution et accueille chaque année de nouveaux habitants.
Ses habitants s'appellent les Douysiens et Douysiennes. La superficie de la commune de Douy est de 6.8 km2.
Le 19 juin 1783, a paru un brouillard sec semblable à une fumée, qui s'est épaissie de plus en plus. Elle a duré ainsi jusqu'au 6 du mois de juillet, certains jours cependant elle était moins épaisse que les autres. Elle a recommencé le jeudi 9 juillet et a continué pratiquement jusqu'au mois de septembre ; il y a eu cependant quelques jours de clairs.
L'hiver de 1784 a été des plus rigoureux. Les anciens ne se souviennent pas d'avoir vu tant de neiges : on a parlé de plusieurs accidents qu'elles ont occasionnés. Elle a commencé à tomber le 17 janvier au soir, et a continué toute la nuit abondamment. Celle-ci n'ayant pas encore fondue. Il en est tombé encore une quantité la nuit du 27 au 28, et le 28 toute la journée pour ainsi dire, le 29 longtemps dans la matinée. Alors, elles ont monté à une hauteur considérable : la cavée du bourg à Frileuse était comble et plusieurs autres. Il s'est passé peu de jours qu'il n'en soit tombé encore ; on croit pouvoir affirmer qu'elle avait en plaine environ 1 pied et demi de hauteur communément. Les voyageurs rapportent qu'elle était plus haute partout ailleurs que dans ce pays-ci, surtout du côté de Chartres et de Paris. Il est péri plusieurs personnes. Le bois est devenu tout à fait rare, les riches ayant consommé leurs provisions, les pauvres ne pouvant en chercher. Enfin la neige ayant été sur la terre dans sa grande hauteur cinq semaines, il s'est levé, le 21 février matin, un brouillard qui a commencé à la fondre ; le 22 au soir, il est tombé une petite pluie pendant une heure et demie environ, qui a annoncé les grandes eaux ; en effet la rivière a commencé à s'enfler le 23 vers midi ; alors les habitants du moulin et des rues ont délogé, les uns se sont retirés dans le bourg, les autres dans les hauts pâtis, plusieurs dans les granges dans les hauts des rues.
Les Hameaux et Lieu-dits :
Ancise, château du XVème siècle, qui fut remanié au XIXème siècle. on trouve : la métairie d'Ancises en 1574 ; la seigneurie d'Ancise avec un château en 1586, M. de Mérinville, évèque de Chartres (1710-1747), permit d'y construire une chapelle, à condition que le seigneur du lieu ferait une rente de huit detiers de blé au grand séminaire de Chartres.
Le Barry, ferme.
Bel-Air, maison isolée.
Le Bois-de-l'Aumone.
Le Bois-Habert.
La Boulidière, château.

Le Buisson,
Courgain,moulin à farine, appelé Courgains en 1558.
Fontaine-Marie, mentionnée en 1365.
Frileuse, ferme. En 1166, la moitiée de la mestairie de la Frileuse appartenait à l'abbaye de Thiron, et l'autre moitiée à celle de la Madeleine de Châteaudun en 1240.
Les Fumerreaux.
La Gravière.
Jargué.
Launay.
La Mainferme.
Le Marais.
La Martine, appelée aussi la Brimaudière.
Le Moulin-de-Douy, moulin.
La Moussonnerie.
Le Parré, maison isolée.
Les Pâtis.
Le Prieuré, rappelle le souvenir de la celle de Saint-Julin « Ecclesia Sancti Juliani de Duiaco » (an 1107). Il est fait mention de ce petit monastère, dégénéré en prieuré simple, dans une charte de Charles-le-Chauve, en 861. Le prieuré de Douy fut réuni au prieuré conventuel de Bonne-Nouvelle d'Orléans par une bulle d'Alexandre VII. Le 14 décembre 1661.
Les Rues.
Les Sablonnières.
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