Montigny le Gannelon

La Commune


A son origine, Montigny était une petite ville close fortifiée avec un château dominant le Loir. Commune d'une superficie de 894 hectares.
Vue_montignyRAncienne châtellenie (Montiniacum Castrum, charte du XIe siècle). Jusqu'à cette époque, elle ne porta que le nom de Montigny. Le fils du seigneur Rahevius(fin du Xe siècle) laissa sa riche succession à un Gannelon, d'où son surnom. Celui-ci lui vient de « Gannelon, abbé fieffé de Saint-Avit-les-Châteaudun et trésorier de Saint-Martin de Tours qui vivait en 1044 « Montiniacum Ganelonis ».
Cette ville ayant été détruite par les Anglais, Jean de Montigny la fit rebâtir en 1198.
Au XIIIe siècle il y avait deux paroisses, Saint-Gilles et Saint-Sauveur, qui ont été réunies : « S. Salvator de Montigniaco, S. Egidius de Montigniaco ».
Mentionné sous le nom de Montigneium en 1130, Montigniacum en 1140, Muntigneium en 1142, Montinneium en 1145, Montiniacum en 1160, Montinniacum en 1212, Montineium en 1251, Montigniacum-juxta-Cloyam en 1300, Montigny-le-Ganneron en 1484, Montinhiacum en 1208, Mongigniacum-Ganelonis en 1407, Montigny-le-Galnon en 1665, Montigny-en-Dunnoys en 1666, Montigny-le-Ganellon en 1688.
En 1409, on trouve trace d'une vente du domaine de Montigny à Guyot de Renty pour 6000 livres. Montigny était alors dans un état de dégradation important : murs et tours abattus, château démoli, mis en ruine et brûlé pour éviter que les Anglais ne s'en emparent.Rue_R
En 1495 son successeur, Jacques de Renty, fit réparer les murs de la ville.
Les entrées et les sorties se faisaient par cinq portes : portes d'Abbas, Roland, Saint Gilles, Poterne et Chartraine. Seule subsiste aujourd'hui la Porte Roland datant du IXe siècle et restaurée au XIIe et XXe siècle. A droite de cette porte, on remarque une solide construction en pierre de taille datant de la fin du XIIe siècle et servant à l'époque de poste des gardes. On observe néanmoins ça et là, quelques vestiges des fortifications près de la Porte Saint-Gilles ou de la Porte d'Abbas. Un superbe escalier en pierre d'une centaine de marches a été restauré en 2008. Le village est également réputé pour ses habitations troglodytiques. Au cours des siècles l'homme a extrait le calcaire qui a fait la renommée du village, tant pour les pierres de taille que pour la qualité de sa chaux. En 1604, la majorité des fours à chaux de la région étaient à Montigny.
En 1747, est né Pierre Louis François Silly. Engagé sous la monarchie en 1765, il devint Général de Brigade sous la Révolution et perdit une jambe à la campagne d'Egypte. Il décéda à Cloyes en 1809.
Une grande partie du vignoble était alors plantée en Gondouins, nom qui lui fut donné parce que la première tige plantée avait été prise sur une treille vigoureuse appartenant à René Gondouin, beau-frère du père du peintre Pierre Prévost. Jean Prévost, maire de 1831 à 1843, dans une notice historique, fit remarquer l'augmentation des surfaces de vignobles dans la commune. Si celles-ci se cantonnaient au Rempart avant la Révolution, elles se prolongèrent jusqu'à Saint-Hilaire en occupant tout le coteau 50 ans plus tard.


L' Abyme, lieu-dit de Montigny-le-Gannelon.

Bel-Air, lieu-dit de Montigny-le-Gannelon. Mentionné sous le nom de Bellus-Visus en 1258.

Le Crot, lieu-dit de Montigny-le-Gannelon.

Le Bois-Gasnier, lieu-dit de Montigny-le-Gannelon. Avant 1586, ce lieu-dit était divisé en deux parties : le Petit et le Grand-Bois-Gasnier.

Le Fournil, lieu-dit de Montigny-le-Gannelon. Nom d'un bois près de ce lieu. Ancien fief et château qui possédait une chapelle mentionné en 1365, ayant appartenu a Honoré Caillé, généalogiste et à Jacques Costé. Une châtelaine, la marquise de Monceaux d'Auxy de la Bruyère, ardente Janséniste y vécu. Mentioné sous le nom Le Fournil ou la Bretache en 1521.

Les Giberderies, lieu-dit de Montigny-le-Gannelon.

Le Plessis, ferme sur la commune de Montigny-le-Gannelon. Mentionné sous le nom de Plaxicium en 1184, la métairie du Plessey en 1586.

La Proutière, ferme, appelée la métairie de la Poustière dans un aveu de 1580. Mentionné sous le nom de La Proustière en 1200, La Poustière en 1586.

Le Rempart, lieu-dit de Montigny-le-Gannelon.

 


L'église


Jusqu'en l'an 1300, il
glise__montig_guideexiste deux paroisses à Montigny : la paroisse Saint Gilles à l'intérieur des fortifications et la paroisse Saint Sauveur à l'extérieur.
Monseigneur l'évêque de Chartres, en raison de l'exiguïté du revenu des deux paroisses, les réunit en une seule, par une charte de 1300.
L'église Saint-Gilles étant détruite quelques temps après, la paroisse restante prit le nom de Saint Sauveur-Saint Michel.

L'église Saint Sauveur-Saint Gilles, fut reconstruite au XVIe siècle sur les fondations d'une église romane. Son originalité vient de son clocher avec un toit en bâtière, de son caquetoire et de sa voûte lambrissée. Elle renferme deux curiosités :
- La relique de Saint Gilles, patron de la paroisse qui guéris
Eglise_Rsait les maladies nerveuses.
- Le reliquaire de Sainte Félicité placé sous l'autel. C'est le pape Léon XII qui donna au prince de Montmorency-Laval, ambassadeur de Rome, les ossements de la Sainte.
Un chapiteau en charpente et un escalier extérieur confèrent beaucoup de charme à cette église de plan rectangulaire.
Cette église a été restaurée au début du XIXe siècle, époque à laquelle une chapelle fut aménagée au-dessus de l'ancienne sacristie pour les propriétaires du château. Une voûte plâtrée a alors remplacé le lambris, mais les entraits et poinçons de la charpente sont restés apparents.

 

 


Le Pèlerinage de Sainte Félicité


On doit au Prince Duc de Montmorency-Laval, ambassadeur à Rome, un reliquaire qui lui fut accordé par le pape Léon XII.
Il contient quelques ossements de Sainte Félicité (martyre qui vivait à Rome au IIe siècle et- mise à mort à Carthage en l'an 203 sous le règne de Septime Sévère). Inhumée dans les catacombes, son tombeau retrouvé lors de fouilles, était fermé par une pierre blanche gravée de l'inscription « Felicitas in pace », d'un cœur enflammé et d'une branche de palmier, symboles du martyr.

Ces précieux restes, propriété de la famille de Lévis-Mirepoix, furent solennellement déposés en l'église de Montigny le 25 juin 1838, en présence de l'évêque de Chartres, Monseigneur Clausel de Montels.
Les ossements s
ChasseSteFelicitRacrés sont conservés, incrustés dans un corps de cire représentant une dame romaine de distinction. Les cheveux sont ceux de Félicité de Levis Mirepoix, petite fille d'Adrien de Montmorency-Laval, décédée peu avant la fermeture de la chasse.
L'inscription « Félicitas in pace » retrouvée près du corps de la martyre a été retranscrite à l'intérieur de la châsse.
Il démarra en 1838 et avait lieu le dimanche avant la Saint Jean (24 juin) jusqu'aux années 1970. La châsse était alors portée à dos d'hommes dans les rues du village. Certaines années, près de 1000 pèlerins venaient prier et demander divers types de guérison : les maladies des enfants (la peur, les maux de dents) mais aussi les maladies des femmes (le flux de sang, le sang à la tête, les nerfs).
La châsse est sortie de l'église, en procession, vers 15 heures 30. Elle est portée par huit hommes : quatre jeunes d'un côté, quatre plus âgés de l'autre. Porter la chasse est considéré comme un honneur. Le garde-champêtre fait toujours parti des porteurs.

Le cortège se forme à la sortie de l'église avec la musique des « Enfants du Loir », la châsse, les représentants du clergé en habit de cérémonie et, enfin, les pèlerins. La procession s'engage dans la rue du village. Elle fait le tour de l'église par la droite, en s'arrêtant devant les grilles du château de Montigny. C'est là qu'un prêtre fait un sermon, exhortant les pèlerins à l'humilité, au travail et à l'amour du prochain. Le cortège revient ensuite à l'église pour y déposer la châsse, puis les pèlerins sont invités à écouter de la musique dans le parc du château qui ouvre exceptionnellement ses portes le jour de Ste Félicité.
Sous le porche de l'église, des femmes âgées vendent des cierges, des médailles frappées à l'effigie de la sainte et des imprimés (prières à Ste Félicité et aussi à St Gilles).
Des pèlerins descendaient jusqu'à la fontaine Sainte Félicité pour y puiser de l'eau et pour ses vertus. Cette fontaine, au bord du Loir, alimente un lavoir.

 


La Légende de « La Dame de Montigny »


« Depuis près de deux ans, le seigneur châtelain de Montigny était parti pour de lointains pays où la guerre avait porté ses ravages ; il avait laissé dans son château son épouse et quelques serviteurs.
« La châtelaine était loin de ressembler à son époux. Celui-ci était très affable et rempli de bonnes qualités ; celle-là, au contraire, était dure et hautaine : aussi ses vassaux la craignaient-ils ; car ils avaient à souffrir de son mauvais caractère, lorsque le châtelain partait pour quelque voyage. Le retour de leur seigneur était, en revanche, toujours attendu avec impatience et son arrivée était fêtée avec une grande joie de la part de ces pauvres gens.

« De jour en jour on attendait le bon châtelain et des mois entiers s'écoulaient sans nouvelles aucunes. Ce fut dans ces mêmes temps que la dame châtelaine rencontra un soir une mendiante accompagnée de ses sept petits enfants qui semblaient avoir tous le même âge. La pauvre femme s'approche d'elle, lui demandant quelque aumône pour le soutien de sa famille, mais le dame la regarda dédaigneusement et se moquant honteusement s'elle à cause de ses sept enfants, la repoussa avec dureté. Devant cette attitude, la mendiante, qui n'était rien de moins qu'une sorcière, lui répondit : « Vous riez de moi, madame, mais pour votre punition vous aurez en une seule couche un nombre d'enfants plus élevé que celui qui se trouve en ce moment autour de moi. » Après ces paroles, elle disparut et la châtelaine se retira, riant beaucoup de ce que venait de lui dire la vieille mendiante ; mais l'histoire rapporte que' quelque temps après, la dame mit au monde neuf enfants qui naquirent le même jour. Elle devint furieuse et ordonna que l'on se mit à la recherche de la maudite sorcière ; puis, ayant fait venir une de ses femmes, elle lui dit : « Mon mari doit revenir bientôt, comme je redoute sa colère, enlève huit de ces marmailles et va les jeter dans les eaux du Loir. »

la servante renferma dans un sac les huit enfants désignés et elle se dirigeait, favorisée par la nuit, vers le Loir qui baigne la base des coteaux de Montigny, lorsque tout à coup elle entendit devant elle un grand nombre de cavaliers et d'hommes d'armes à pied. A leur tête, elle n'eût pas de peine à reconnaitre son seigneur et maitre ; celui-ci lui dit : Où vas-tu, à cette heure, ma mie ? » Elle lui répondit qu'elle allait noyer des petits chiens, mais son maître lui ayant demandé à les voir, elle fut forcée de tout avouer.
« Le bon et brave châtelain fut tellement pénétré de douleur, en apprenant les faites de son épouse, qu'il entra, contre son ordinaire, dans un grand courroux et jura de la punir ; il fit élever secrètement les huit enfants dans le village de Montigny, puis un jour - les uns disent sept ans après leur naissance - il les fit venir au château, mit au milieu d'eux celui que la châtelaine avait adopté et, les ayant tous vêtus de même, il envoya chercher sa femme et lui dit : « Madame où est votre fils, montrez-le moi ? » elle ne le put, car ils étaient très ressemblants ; devenue confuse, elle se jeta aux pieds de son mari, mais il la repoussa et lui dit : « Quel supplice avez-vous mérité ? »

Celle-ci lui répondit qu'elle méritait être jetée par la haute fenêtre du château, enfermée dans un tonneau garni de lames de couteaux à l'intérieur. Le châtelain ayant donné ses ordres, la malheureuse roula, ainsi enfermée, jusque dans le Loir ; le courant l'entraîna bien loin de là. Un homme d'armes la suivait et criait au curieux : « Laissez passer la justice... »
« Enfin, la malheureuse châtelaine étant arrivée vers le soir entre Saint-Claude et Saint-Jean, villages situés au-dessous des Bouches-d'Aigre, sur le Loir, elle se mit à crier merci. L'homme d'armes, qui devait la suivre jusqu'à Saint-Jean, pour la retirer morte ou vive, eut pitié de ses plaintes : il retira la cruelle machine et en fit sortir la pauvre victime dans un piteux état. Elle demanda des vêtements pour se couvrir, on lui apporta un manteau et, quand elle l'eut mis sur elle, elle s'écria : « Ah ! froid mantel ! » Ce fut ses dernières paroles.
« C'est depuis cette époque que les villages de Saint-Claude et Saint-Jean portent le nom de Froidmentel.

 


Le Château


Le Château est une grande demeure privée ouverte au public, tous les jours, du 1er juin au 30 septembre de 10 heures à 12 heures et de 14 heures 30 à 18 heures. Fermé le samedi matin et le dimanche matin, sauf pour les groupes sur réservation. Le parc d'une superficie de 15 hectares clos est ouvert au public tous les jours du 1er juin au 30 septembre de 10 à 18 heures.
ChateauRVers 1040, Gannelon devient propriétaire de Montigny.
Vers la fin du XII e siècle, le seigneur Jean de Montigny reconstruit le château.
Vendu en 1391 à Charles, duc d'Orléans, Montigny est réuni au Comté de Dunois. Incendié et démoli, il sera remplacé sous le règne de Louis XII vers 1417.
Celui que l'on admire aujourd'hui a été construit à plusieurs reprises, en 1495, à l'époque de la Renaissance, Jacques de Renty alors seigneur de Montigny, fit reconstruire le château à l'emplacement de l'ancien.
De cette époque, il ne reste que la Tour des Dames, la Tour de l'Horloge, une construction polygonale, un donjon quadrangulaire ainsi que la façade Ouest.
A la même époque, on trouve trace d'un certain capitaine Taupineau en poste dans le château de Montigny.
En 1767, M. Thiroux de Villemesle, entra en possession du domaine de Montigny, il trouva le château et ses dépendances dans un état de délabrement qui nécessita de grandes réparations et des dépenses considérables. Il profita de sa propriété jusqu'à la Révolution.
Le domaine passa en 1831 de M. de la Feronnays au Prince Duc de Montmorency-Laval ambassadeur de France qui fit en 1834, construire un pavillon supplémentaire attenant à la façade nord du château, pour y placer six grands portraits des rois dont il a été ambassadeur (Louis XVIII et Charles X)et ceux auprès desquels il a été accrédité (Georges IV d'Angleterre, François II Empereur d'Autriche, Guillaume IV d'Angleterre, Ferdinand VII d'Espagne) ainsi que deu
IMAG0027x portraits des Papes Pie VII et Léon XII.
En 1876, la façade Est a été construite pour donner une unité d'aspect au bâtiment qui domine la vallée du Loir, Clément Parent, élève de Viollet-le-Duc a été chargé de cet ouvrage par le Comte Sigismond de Lévis-Mirepoix.
Le château de Montigny-le-Gannelon abrite une superbe collection de tableaux, notamment
des portraits de rois de France.
Vous visiterez les salons d'apparat du château donnant sur la vallée du Loir.
Pierre Prévost (
1764-1823), naît de parents cultivateurs d'une certaine aisance, mais pas suffisamment riches pour lui donner l'éducation qu'aurait exigée le goût qu'il manifestait pour les arts, l'inclination artistique de Prévost était tellement prononcé que son père se détermina à se sacrifier pour l'envoyer à Paris.
C'est par hasard que le père de Pierre Prévost allant discuter avec M. Moreth, peignant à la gouache la Porte Rolland, présenta à celui-ci, la passion de son fils pour le dessin. Très intéressé par le talent du jeune homme, il devint son premier maître à Paris. Le second, qui fut M. Valencienne, considéré à cette époque comme le maître des paysages historiques, lui donna de sages conseils. Sa persévérance fut enfin récompensée et les ouvrages qu'il exposa au salon du Louvre commencèrent à le faire connaître avantageusement. Paraissant annoncer la même sagesse dans la composition, le même grandiose dans les lignes, la même noblesse dans le style que Poussin, il semblait destiné, sous le rapport de l'exécution, à maintenir en France le genre du paysage à la hauteur où l'avait élevé ce dernier. Néanmoins, malgré un talent incontestable, il n'aurait peut-être obtenu que le second rang parmi les peintres de paysage si l'invention du procédé des panoramas, dont il était le détenteur du brevet en France, n'était venue lui faire embrasser ce genre nouveau de peinture dans lequel il est demeuré sans rival et qu'il rendit célèbre en France.
Le premier tableau qui le fit connaître fut celui de Paris, avant de perfectionner graduellement, dans l'exécution de dix-sept autres, son talent pour arriver à cette maturité au-
delà de laquelle il est difficile d'imaginer quelque chose de supérieur. Parmi ces panoramas successifs, les plus remarquables sont ceux de Rome, de Naples, d'Amsterdam, de Boulogne, de Tilsitt, de Wagram, d'Anvers, de Londres, de Jérusalem et d'Athènes.
montignyToujours fidèle imitateur de la nature, il allait copier sur les lieux mêmes les sujets qu'il rendait ensuite avec perfection. Doué à un haut degré de la mémoire des yeux, il se contentait de prendre sur les lieux de simples croquis d'une grande exactitude linéaire. Tous les détails existaient seulement dans sa mémoire : souvent même, il les exécutait longtemps après les avoir dessinés.
Peu de peintres ont su, avec autant que lui, rendre les différents aspects de la campagne, et reproduire sur la toile, avec une vérité aussi frappante, la nature dans tous ses détails et sous toutes ses formes. Jamais l'illusion n'avait été poussée plus loin.
Un des talents de Prévost fut de choisir, pour l'aider dans ses travaux qu'il ne pouvait, en raison de leur étendue, exécuter seul, des artistes au mérite en harmonie avec le sien, tels que Bouton et Daguerre.
Comme peintre de paysages, ses tableaux à l'huile prouvent que le travail des panoramas n'avait pas appesanti sa main ; ils sont peints avec une grande légèreté, et remarquables par le charme et la vérité du coloris : c'est surtout dans la gouache, qu'il a porté l'exécution au dernier degré de perfection.
En 1817, il s'embarqua, dans l'intention de reproduire la vue des lieux les plus célèbres de la Grèce et de l'Asie, avec Forbin, dont il résulta deux panoramas de Jérusalem et d'Athènes. Prévost s'occupait de la peinture de celui de Constantinople, lorsqu'une fluxion de poitrine, qu'il avait contractée en peignant le panorama d'Athènes, l'enleva, à l'âge de cinquante neuf ans.


Matthieu Cochereau (1793-1817), connu sous le nom de Léon.
Appelé à Paris en 1807, par son oncle Pierre Prévost, il aida celui-ci dans la confection de ses très grandes toiles. C'est lui qui peignit entre autres, l'église de Westminster sans le panorama de Londres.
Mathieu a été l'un des élèves de David. Intimiste il développera les arrangements et la lumière. Il filtre, dans ses œuvres, le jour dans une matière agréablement vernissée. Avec des touches fines, il caresse les visages et les objets d'un ourlet de clarté. Son art est baigné de poésie familière, de vérité humaine, de recueillement et d'émotion. Il participe à un art nouveau pour l'époque.
Le hasard lui donne l'essor : une pluie battante retenait Cochereau chez son maître et l'idée lui vint de peindre l'intérieur de l'atelier. Dans la soirée, l'esquisse est terminée. Encouragé par son oncle, le jeune élève met la dernière main à son tableau, admis bientôt à l'exposition.
Cochereau était à Londres, la renommée vint à lui apprendre qu'il avait fait un chef-d'œuvre. Il exposa au salon de 1814, le fameux tableau « intérieur de l'atelier de David ».
Mathieu Cochereau mourut prématurément de la dysenterie en face de Bizerte, au retour d'un voyage d'études en Grèce pour l'exécution des panoramas de Jérusalem et d'Athènes de Pierre Prévost. Il est inhumé dans l'ile de Cérigo, ile grecque de la Mer Egée entre la Péloponnèse et la Crète.

 


L'Ecole des filles, le Duc de Mirepoix gratifia la commune d'une école pour jeunes filles confiée aux dames religieuses de la Providence.

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Le Moulin et la turbine


C'est en 1851, à l'initiative du Duc de Lévis que fut installée en haut du bourg, un réservoir d'eau alimenté par une turbine pouvant fournir 16000 litres par heures et permettant ainsi l'alimentation en eau du château et de la population jusqu'en 1950. montigny_le_vannageR
En 1915, M. Granger fit construire à l'emplacement de l'ancien moulin une des premières usines électriques hydrauliques de France, mais ce moulin fut détruit dans un incendie en 1921.
Le moulin actuel fut reconstruit après l'incendie de 1921.

 


Pierre Silly
Pierre Silly né à Montigny-le-Gannelon le 12 septembre 1747 de Léon Marin Silly notaire et de Madeleine Menou.
Soldat, engagé le 4 décembre 1765 à l'âge de 18 ans dans l'Armée Royale au régiment de Bourbon devenu en 1791, le 56ème d'Infanterie. Il accède au grade d'Adjudant sous-officier en mai 1783.
Après avoir servi, avec distinction dans les armées de la Révolution, il est appelé à servir lors de l'expédition d'Egypte, entreprise par Bonaparte en 1798 et 1799.
Nommé provisoirement Général de Brigade par le Général en Chef Menou le 23 septembre 1800. Le Général Desaix l'emploie pour la conquète de la Haute-Egypte et refouler les derniers Mamelucks commandés par Mourad-Bey.
Commandant la 1ère Brigade de la division Lanusse, à la bataille de Canope (bataille d'Alexandrie) contre les Anglais, le 21 mars 1801, un boulet de canon lui emporte une jambe. Embarqué pour la France, il relâcha à Syracuse, en partit le 31 décembre.
Nommé Commandant d'Armes de 2ème classe à Lyon le 12 décembre 1801, il sera confirmé dans le grade de Général de Brigade par arrêté des Consuls le 7 janvier 1802. Après avoir débarqué à Toulon le 24 janvier 1802, il sera admis à la retraite le 29 septembre 1802 avec une retraite de 4000 francs.
Il se retire à Cloyes où il meurt le 8 janvier 1809.


Le Château de Boisgasnier


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Auparavent, il y avait deux hameaux proches l'un de l'autre : le Petit et le Grand Bois- Gasnier. Appelé simplement Bois-Gasnier en 1586. On parle déjà de ce lieu en 1049.
C'est M. Gorteau qui fit construire cette demeure vers 1820. Sa nièce se maria avec le Baron en 1869 et lui apporta en dot cette maison. Son fils, André, modifia les terrasses du château à droite et à gauche. Albert, le fils d'André, Conseiller Général à la Libération et Diplomate, était fort connu à Cloyes.
De nombreux puits et quelques ruines indiquent encore des emplacements du Petit Bois-Gasnier plus au sud et du Grand Bois-Gasnier plus au nord.

 

 

Aperçus de la galerie photos

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