St Hilaire sur Yerre

L'église

L'église Saint Hilaire de Saint-Hilaire-sur-Yerre. Vers 1042 ou 1043, l'église donnée par Gannelon de Montigny à la puissante abbaye de Marmoutier devint un prieuré et fut sans doute reconstruite comme c'était alors l'usage. Mais en bon argentier qu'il était, Ganelon se réserva pour sa vie durant la moitié des st_hilaire_2Rrevenus qu'elle rapportait. Henri 1er roi de France, ratifia cette donation qui se perpétua jusqu'en 1492. Les murs de la nef, construits en moellons de silex avec enduit alvéolé, remontent à cette époque. Le côté sud est éclairé par deux étroites fenêtres romanes, celles du nord ont été agrandies postérieurement et une corniche portée par des corbeaux assez frustes, souligne la base du toit. Notons également, au nord, une porte romane murée qui faisait communiquer l'église avec un bâtiment dont subsistent des traces d'arrachement. Au début du XVIème siècle, un vaste chœur rectangulaire remplaça une abside romane vraisemblablement hémicirculaire. Il est éclairé par deux fenêtres, une au nord et l'autre au sud, et par une large verrière à deux meneaux, partiellement murée, dans le pignon oriental. L'ensemble du monument, qui renferme plusieurs œuvres d'art, est couvert d'une voûte lambrissée avec entraits et poinçons apparents.



La Commune

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Appelé primitivement, S. Hilarius super Ederam, S. Hilarius super Hedram, Hederam et Herram.
Le village de Saint-Hilaire-sur-Yerre s'étend sur 1640 hectares à une altitude de 100 mètres. Le territoire communal regroupe 22 hameaux.

Baronville, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. Mentionné sous le nom de Basonis-Villa vers 1100. Basonville en 1469, Bazonville en 1621. La métaierie de Baronville, était affermée, en 1492, par le prieur de Saint-Hilaire, deux setiers de froment, 12 de méteil, 12 de seigle, 20 d'avoine et 2 pourceaux à choisir.

La Bâtisse, appelée autrefois la Bâtisse.

Bechereau, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre ou exista un moulin à farine. Mentionné sous le nom de Boscherellum en 1192, Bécherle en 1227, Beschereau en 1459, Bechevreau en 1444.

Le Buisson, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre.

Le Châtaignier, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. Mentionné vers 1080 sous le nom de castiniacum, en 1084 sous le nom de Cattiniacum, en 1226 sous le nom de Chateingne, en 1479 sous le nom de Chastigny.

Chaumanteau, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. Ce lieu est mentionné dès 1474 sous le nom de Chaumenteau puis sous le nom de Chaudmenteau sur un plan du XVIIIème siècle ainsi que Chau-Manteaux.

Le Clos Barrault lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre.
Le Crocq, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. Mentionné en 1750 sur un plan sous le nom Le Crot.

L'Etrille, Lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. La ferme et le château ont apparteneu à M. Raimbert.

Gadebuche, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. Mentionné sous le nom de Gastebuche sur un plan de 1750.

Le Grand-Clos, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre.

Guechevreau lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. Ancien moulin à farine connu dès 1208. S'est aussi appelé le Gué-Chevreau.

Les Journées longues, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre s'est aussi appelé la Bâtisse.

Mersantes, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. L'origine du nom de ce lieu date des années 1050-1060 où ce lieu est appelé « mère des sentiers » ou plutôt « mère des buissons » parce que la nature du sol y fait croître sans cesse un grand nombre d'arbustes épineux formant un épais fourré. Mentionné sous le nom de Mater-Semita en 1030, Matersenta en 1050, Meresent en 1180, Merasenta en 1080, Méresente en 1208, Merescente en 1228, Mairesente en 1475, Meresante en 1510. Mersantes fut le siège d'une « mairie » de l'Abbaye de Marmoutier. Les maires étant autrefois les principaux officiers ruraux des grands monastères. Ils cumulaient à la fois les fonctions de juges de paix, commissaires de police, gardes-champêtres et collecteur d'impôts. Mersantes figure dans de nombreux documents et chartes du Moyen-âge jusqu'en 1753 attestant d'une relative importance du lieu.

Montauban, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. Mentionné sous le nom de Monthaubant en 1750. Siège d'une mairie. Autrefois, les maires étaient des officiers ruraux des grands monastères ou des chapitres. Ils cumulaient les fonctions de juges de paix, commissaires de police, gardes-champêtres et collecteurs d'impôts.

Moulard, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre.

La Nitière, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre.

Perchonville, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. Mentionné sous le nom de Proanivilla en 1050, Porcheronville en 1575 et Percheronville en 1586.

Le Puits, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. Mentionné sous le nom Puteus-Fracte-Teste en 1080, le Puis en 1475, le Puy sur un plan en 1750.

Reculay, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. Mentionné sous le nom de Recullet en 1407, Hercullet en 1717, Erculet en 1729, Reculet en 1750.

Le Rouilly, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. Mentionné sous le nom Le Roillez en 1269, Le Roueilleys en 1473, le Roueillis en 1474, Le Rouillis en 1750. La métairie du Rouilly fut achetée par le prieur de Saint-Hilaire en 1472.

La Rousselière, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. Ferme.

Villaine, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. Mentionné sous le nom de Villenae en 1203, Vilaine en 1750. Gué pour franchir l'Yerre, aujourd'hui une passerelle.

Le Vivier, lieu-dit de Saint-Hilaire-sur-Yerre. L'Yerre retrouve son cours en recevant les eaux de la fontaine du vivier. Une fontaine célébrée par Augustin Costé sous le titre de « Nympha Vivaria ». le premier propriétaire connu est Hugues I, vicomte de Châteaudun vers 985. Ayant appartenu à un certain Jean de Viviers et à Guillaume de la Roche Bernard au cours de la guerre de Cent ans. Le poète Augustin Costé la vendit à Lambert du Gayet seigneur de Thiville. En 1274, une charte de bornage est signée par le seigneur Geoffroy Gode. Mentionné sous le nom de Vivarius en 1031, Vibecium en 1110, Viviers en 1621, Vivyers en 1525. Dépendait de Douy au siècle dernier.




L'Yerre

Le régime de l'Yerre ressemble beaucoup à celui de l'Ozast_hilaire_4Rnne, rivière voisine. L'Yerre présente des fluctuations saisonnières de débit assez importantes, avec des hautes eaux d'hiver portant le débit mensuel moyen à un niveau situé entre 2.84 et 4.41 m3 par seconde, de décembre à mars inclus et des basses eaux d'été de mai à octobre, avec une baisse du débit moyen mensuel jusqu'àyerre_et_le_pontR 0.395 m3 au mois de septembre.
L'Yerre prend sa source au sein de la forêt de Montmirail sur
le territoire de la commune de Capelle-Guillaume, à l'extrême sud-ouest du département d'Eure et Loir. Il coule ensuite vers l'est et le sud-est sur un peu moins de 50 km et se jette finalement dans le Loir à Saint-Hilaire-sur-Yerre.

 

Aperçus de la galerie photos

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