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Eglises et chapelles
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Chapelle St Benoist d'Arrou |
Elle date du XIIème siècle : en effet, elle a été construite en 1136 par les moines bénédictins de Thiron Gardais auxquels Jérémy de l'Isle, Seigneur de l'Isle en Vendômois, de Brou et de Bois Ruffin, avait donné la terre des Mellerets. En contrepartie de ce don, les moines devaient défricher cette terre et y construire une chapelle.
Celle-ci fut édifiée auprès d'une source qui coulait dans le tronc d'un vieil arbre. Cette fontaine explique la présence d'une grosse pierre au bord de la route, probablement un menhir. On retrouve le grison dans l'encadrement des fenêtres et du campanile qui abrite deux cloches. La décoration intérieure réside surtout dans les lambris en planches appliquées contre le toit même. Elle renferme quelques statues conçues avec différents matériaux : statue de Saint Blaise en chêne, statue d'une vierge à l'enfant en bois polychrome, statue de Saint Benoît en plâtre.
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Eglise St Sauveaur St Michel de Montigny |
Jusqu'en l'an 1300, il existe deux paroisses à Montigny : la paroisse Saint Gilles à l'intérieur des fortifications et la paroisse Saint Sauveur à l'extérieur.
Mons eigneur l'évêque de Chartres, en raison de l'exiguïté du revenu des deux paroisses, les réunit en une seule, par une charte de 1300. L'église Saint-Gilles étant détruite quelques temps après, la paroisse restante prit le nom de Saint Sauveur-Saint Michel. L'église Saint Sauveur-Saint Gilles, fut reconstruite au XVIe siècle sur les fondations d'une église romane. Son originalité vient de son clocher avec un toit en bâtière, de son caquetoire et de sa voûte lambrissée. Elle renferme deux curiosités : - La relique de Saint Gilles, patron de la paroisse qui guérissait les maladies nerveuses. - Le reliquaire de Sainte Félicité placé sous l'autel. C'est le pape Léon XII qui donna au prince de Montmorency-Laval, ambassadeur de Rome, les ossements de la Sainte. Un chapiteau en charp ente et un escalier extérieur confèrent beaucoup de charme à cette église de plan rectangulaire. Cette église a été restaurée au début du XIXe siècle, époque à laquelle une chapelle fut aménagée au-dessus de l'ancienne sacristie pour les propriétaires du château. Une voûte plâtrée a alors remplacé le lambris, mais les entraits et poinçons de la charpente sont restés apparents.
Le Pèlerinage de Sainte Félicité
On doit au Prince Duc de Montmorency-Laval, ambassadeur à Rome, un reliquaire qui lui fut accordé par le pape Léon XII. Il contient quelques ossements de Sainte Félicité (martyre qui vivait à Rome au IIe siècle et- mise à mort à Carthage en l'an 203 sous le règne de Septime Sévère). Inhumée dans les catacombes, son tombeau retrouvé lors de fouilles, était fermé par une pierre blanche gravée de l'inscription « Felicitas in pace », d'un cœur enflammé et d'une branche de palmier, symboles du martyr. Ces précieux restes, propriété de la famille de Lévis-Mirepoix, furent solennellement déposés en l'église de Montigny le 25 juin 1838, en présence de l'évêque de Chartres, Monseigneur Clausel de Montels. Les ossements sacrés sont conservés, incrustés dans un corps de cire représentant une dame romaine de distinction. Les cheveux sont ceux de Félicité de Levis Mirepoix, petite fille d'Adrien de Montmorency-Laval, décédée peu avant la fermeture de la chasse. L'inscription « Félicitas in pace » retrouvée près du corps de la martyre a été retranscrite à l'intérieur de la châsse. Il démarra en 1838 et avait lieu le dimanche avant la Saint Jean (24 juin) jusqu'aux années 1970. La châsse était alors portée à dos d'hommes dans les rues du village. Certaines années, près de 1000 pèlerins venaient prier et demander divers types de guérison : les maladies des enfants (la peur, les maux de dents) mais aussi les maladies des femmes (le flux de sang, le sang à la tête, les nerfs). La châsse est sortie de l'église, en procession, vers 15 heures 30. Elle est portée par huit hommes : quatre jeunes d'un côté, quatre plus âgés de l'autre. Porter la chasse est considéré comme un honneur. Le garde-champêtre fait toujours parti des porteurs. Le cortège se forme à la sortie de l'église avec la musique des « Enfants du Loir », la châsse, les représentants du clergé en habit de cérémonie et, enfin, les pèlerins. La procession s'engage dans la rue du village. Elle fait le tour de l'église par la droite, en s'arrêtant devant les grilles du château de Montigny. C'est là qu'un prêtre fait un sermon, exhortant les pèlerins à l'humilité, au travail et à l'amour du prochain. Le cortège revient ensuite à l'église pour y déposer la châsse, puis les pèlerins sont invités à écouter de la musique dans le parc du château qui ouvre exceptionnellement ses portes le jour de Ste Félicité. Sous le porche de l'église, des femmes âgées vendent des cierges, des médailles frappées à l'effigie de la sainte et des imprimés (prières à Ste Félicité et aussi à St Gilles). Des pèlerins descendaient jusqu'à la fontaine Sainte Félicité pour y puiser de l'eau et pour ses vertus. Cette fontaine, au bord du Loir, alimente un lavoir. |
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Eglise St Jean Baptiste de Courtalain |
L'église Saint Jean-Baptiste de Courtalain du XIIème siècle, déjà réparée en 1592, fut reconstruite en 1809, augmentée d'un bas-côté en 1838, puis d'un remarquable clocher porche surmonté, d'une flèche de douze mètres de hauteur, grâce aux libéralités de la famille de Montmorency, propriétaire du château. C'est à Guillaume Davaugour et Perette de Baïf, son épouse, que l'on attribue l'érection de la chapelle de Courtalain en eglise paroissiale ; L'église est située dans le périmètre immédiat du château. L'ensemble de l'édifice est couvert en partie de tuiles plates pour la toiture de la nef, le clocher, la tourelle de l'escalier ; les trois pans coupés de l'abside et le bas côté Nord sont couverts en ardoises naturelles. A l'intérieur de la nef se trouve un orgue Mutin Cavaillé Coll datant de 1936. Elle renferme plusieurs tableaux intéressants.
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Trois époques ont marqué la construction de l'église : le XIIème siècle pour la nef principale, le XVème siècle pour les nefs latérales et la chaire, le XVIIème siècle pour la tour qui supporte le clocher.

L'époque Romane. La nef principale a été construite en grison (roche très dure constituée de petits silex agglomérés au moyen d'un oxyde de fer). La porte principale est formée de trois arcatures sans aucune décoration car le grison ne se prête pas à la sculpture.
L'époque Gothique. Ce sont les nefs latérales et la chaire. Leurs toitures sont formées de quatre pignons. Ces derniers sont séparés par des chéneaux que terminent des gargouilles sculptées.
L'époque Renaissance. Le clocher date du milieu du XVIIème siècle. On lit la date de 1647 sur le linteau de la porte au bas du clocher. C'est une tour qui soutient le clocher. L'intérieur de la tour est éclairé par une rosace très simple au premier étage. Cette tour était surmontée à l'origine d'une flèche très élancée, une des plus hautes de la contrée, qui fut détruite en février 1802 par un incendie provoqué par la foudre. Faute de ressources suffisantes, la flèche n'a pas été reconstruite dans le même style : carré à la base, il se termine par une flèche octogonale. Le décor intérieur. A la fin du XIXème siècle, les murs du sanctuaire ont été recouverts de peintures de style néobysantin par le docteur Paul Durand. Mais, ce savant archéologue est mort avant d'avoir fini son œuvre et c'est l'abbé Henault qui la termina. Différentes fresques sont visibles. L'une d'entre elles représente des colombes, symboles de l'âme chrétienne en contemplation devant des grappes de raisin alternant avec des épis de blé, symboles de l'Eucharistie. Dans l'embrasure des fenêtres, des médaillons ronds renferment les noms des vertus avec des emblèmes caractéristiques. Les statues sont nombreuses. Certaines sont en bois, d'autres en plâtre ou en stuc. Elles représentent la Vierge Marie, Saint Joseph et d'autres Saints ‘Saint Eloi, Saint Benoît, Saint Jean Baptiste, Saint Lubin...). Les tableaux, aussi, sont nombreux. Certains ont été copiés à Rome sur des maîtres italiens. Ils représentent la Vierge Marie et la Sainte famille, la Sainte Face. Se trouve également dans cette église, un remarquable crucifix en bois peint fixé sur le poinçon de la charpente à l'entrée du chœur. |
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Eglise St Hilaire de St Hilaire sur Yerre |
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L'église Saint Hilaire de Saint-Hilaire-sur-Yerre. Vers 1042 ou 1043, l'église donnée par Gannelon de Montigny à la puissante abbaye de Marmoutier devint un prieuré et fut sans doute reconstruite comme c'était alors l'usage. Mais en bon argentier qu'il était, Ganelon se réserva pour sa vie durant la moitié des revenus qu'elle rapportait. Henri 1er roi de France, ratifia cette donation qui se perpétua jusqu'en 1492. Les murs de la nef, construits en moellons de silex avec enduit alvéolé, remontent à cette époque.
Le côté sud est éclairé par deux étroites fenêtres romanes, celles du nord ont été agrandies postérieurement et une corniche portée par des corbeaux assez frustes, souligne la base du toit. Notons également, au nord, u ne porte romane murée qui faisait communiquer l'église avec un bâtiment dont subsistent des traces d'arrachement. Au début du XVIème siècle, un vaste chœur rectangulaire remplaça une abside romane vraisemblablement hémicirculaire. Il est éclairé par deux fenêtres, une au nord et l'autre au sud, et par une large verrière à deux meneaux, partiellement murée, dans le pignon oriental. L'ensemble du monument, qui renferme plusieurs œuvres d'art, est couvert d'une voûte lambrissée avec entraits et poinçons apparents. |
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